jeudi 23 septembre 2010

La planète des singes, mentalité de primates

Extrait du documentaire de Cathy Sanchez, « La Cité du mâle ».
Lorsque l'on confond virilité et ultramachisme et que l'on généralise la femme (norme) à la salope (exception), pour légitimer son comportement de barbare, à peine plus réfléchi qu'un simple primate.



Le machisme dans "La Cité du mâle" de Cathy Sanchez
envoyé par rue89. - L'actualité du moment en vidéo.


Cité des Bosquets, 18h00, banc du square.
Parce qu’il avait la fringale capricieuse, Mohamed Makak trifouillait l’épaisse toison de son pote Christophe Cheetah. Il goba quelques parasites capillaires en attendant que sa pute chienne lopsa soumise femelle, Géraldine Guenon, lui aboule, à heures fixes, sa grappe de bananes quotidienne.
Seulement, aujourd’hui, elle était un peu en retard.
— La grosse pute, suis sur qu’elle est avec de la bite, dit Mohamed Makak, se grattant sous l’aisselle et le haut du crane.
— Cousin, faut la fonceder, dit Christophe Cheetah, les avant-bras ballants qui trainaient au sol.
— T’as raison, gronf gronf, vais voir si elle rapplique, la chienne.



"La Cité du mâle" de Cathy Sanchez - extrait avec Okito
envoyé par rue89. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


Mohamed Makak se leva et entama la montée du chêne massif, derrière le banc. Il se balança de branche en branche et d’arbre en arbre jusqu’à atteindre la façade de la tour C, qu’il escalada d’une dextérité sauvage. Ayant atteint la cime du bâtiment, Mohamed Makak rugit de son puissant larynx, le cri de ralliement de sa compagne, en tambourinant sur ses puissants pectoraux : GRRRRRRRRRRRR, BOUGE-TOI LE CUL, SALOPE.
Celle-ci, docile, sortit avec la grappe de bananes par la fenêtre de sa chambre et se hissa le long d’une liane jusqu’au sol de la savane bitumeuse. Puis, elle escalada à son tour la façade de la tour C pour rejoindre son mâle dominant.



"La Cité du mâle" de Cathy Sanchez - extrait avec Rachid
envoyé par rue89. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


Mohamed Makak lui arracha la grappe des mains et la cogna comme un sourd pour son impardonnable retard. Géraldine Guenon, désolée, et pour se faire pardonner, l’embrassa d’un mignonnet baiser d’esquimau avec son petit museau. Mohamed Makak, loin d’être une lopette, la rossa une seconde fois et la sodomisa pour l’exemple, devant la meute de primates du quartier venu assister au spectacle.
C’était la fabuleuse histoire d’une journée typique de Géraldine Guenon, au zoo de Thoiry à la cité des Bosquets.

Muslim's Malbouffe


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Comme annoncé sur Rue69 en juillet, Quick a décidé d'étendre l'offre halal, qui concernera désormais 22 restaurants sur 358 en France. La clientèle non-musulmane pourra s'y faire enculer avec un unique hamburger à réchauffer, pas fait sur place, sauce molard.
Cette dernière entourloupe est destinée à anesthésier la polémique née lors du lancement de l'expérimentation : le maire de Roubaix avait porté plainte contre la chaine de restaurant pour « discrimination » et menacé de décongeler la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations), qui compte s'en battre le Quickiki. Des membres de la majorité avaient, dans la foulée de Marine Le Pen, dénoncé le « communautarisme » de la mesure, alors que Patrick Lozès et Dominique Wolton réclamèrent l'existence d'un Hamburger au manioc.


Les chiffres ont finalement pris le dessus sur la polémique, et devant le succès sans équivoque du halal, la marque française de fast-food n'a pas dû hésiter longtemps. Quick a annoncé lors d'une conférence de presse que :
◦la fréquentation, des 14 restaurants où l'expérimentation était menée, a doublé ;
◦la progression des ventes y a augmenté de 100% sur la période de test ;
◦25 emplois ont été créés, en moyenne, dans chaque restaurant.
Fateh Kimouche, rédacteur en chef du site Al Kanz souligne :
« C'est faramineux. Deux-cents emplois ont déjà été créés et 350 autres devraient l'être encore. Cela traduit le fait que le halal est un relais de croissance, là on voit que ce marché a sauvé huit Quick qui avaient un déficit de clientèle. »

« Ménager la chèvre et le chou »
Quick a fixé trois critères pour que l'un de ses restaurants passe au tout halal :
1.la hausse des ventes de hamburgers au poisson,
2.la baisse des ventes de ceux au bacon,
3.la variation de fréquentation avant et après le ramadan.
Sur cette base, les quatorze fast-food halal -à partir du 1er septembre- se situeront à :
◦Chelles (77),
◦Creil Nogent (60),
◦Créteil Pompadour (94),
◦Dammarie-les-Lys (77),
◦Fleury-Mérogis (91),
◦Kingersheim (68),
◦La Courneuve,
◦Montreuil (93),
◦Reims (51),
◦Rosny,
◦Saint-Ouen (93),
◦Strasbourg Hautepierre (67),
◦Sevran (93),
◦Villeneuve-Saint-Georges (94).

Fateh Kimouche remarque que Quick a particulièrement travaillé son message marketing :
« Je constate surtout que Quick a mis de l'eau dans son vin, en proposant un hamburger non-halal. Ça leur permet de ménager la chèvre et le chou, histoire de dire : “On est pas pote avec Ben Laden.”
Sinon, je ne suis pas certain qu'accéder à la malbouffe de marque soit une excellente nouvelle pour les musulmans. »

Source radioactive

mardi 21 septembre 2010

Émeutes, burkas, nains, Roms et thèse théologique

Émeutes, burkas, nains, Roms et thèse théologique


Une nouvelle aventure du commissaire Charles-Hippolyte Starsky et de l’inspecteur Raymond Hutch, narré et mariné par Paracelse.

Chapitre I, là où l’intrigue se met en place et où vous verrez que je ne me suis pas trop foulé.

— AAAHHH, l’affriolante bectance… y a que ça de vrai, inspecteur.
— Exact, commissaire ! Avec les joies de la biroute aussi !
— Non, inspecteur. Rien que la croustance. Le braquemart se désensibilise avec le temps, alors que l’estomac gagne en voracité polyphage.
Nos chers zhéros, bleusailles d’élite du pays du coq au vin et du boudin en cloque, s’acharnaient comme de cruels vautours sur le pauvre cadavre d’un lapin aux pruneaux, accompagné de pommes de terres rôties, d’une salade aux noix et d’un picrate Saint-Bourelet de 1463.
— Ne me dites pas, cher commissaire, que les vertiges de l’amour conjugal ont cessé de vous exalter ?
— Mais non, inspecteur, mais à choisir entre toutes sortes de devoirs impératifs, y compris envers l’État Français, celui de la macération gastrique l’emporte sur tout le reste.
— Tant que ça, commissaire ?!
— Mais bien sûr, glandu ! C’est dans l’ordre naturel des choses. D’ailleurs, à ce sujet, j’ai une thèse audacieuse d’une logique imparable.
— Quoi que donc, patron d’amour ?
— Dieu… avant de se faire chier avec sa pénible tâche des six jours de la création, je suppute qu’il s’en soit envoyé un bon quintal dans le broyeur pour se donner du courage ! Hein ?
— Vu comme ça, commissaire.
— Et la déflagration initiale, le truc là, euh… le bide bang, tu crois que c’était quoi d’autre, à part de s’en pousser une féroce sous l’effet d’une sacrée bouffetance ?
— NOOON, articula avec stupéfaction Raymond Hutch.
— Tout l’univers perceptible et imperceptible par nos sens, cet amas de formation gazeuse contraint par des lois gravitationnelles et électromagnétiques qu’on appelle matière solide ou fluide selon ces états, bref toute la création, et ben, c’est de l’aérophagie divine et céleste, mon cher Hutch.
— Vous voulez dire que nous nous mouvons toute notre vie dans un pet immuable et démiurgique, commissaire ?
— Affirmatif, inspecteur ! Et l'on est tellement habitué qu’on en sent plus l’odeur. Vous connaissez désormais les origines et arcanes des mystères de la création. J’ai pas mal cogité là-dessus, vous savez, pendant mes heures de services au bistrot officiel du poulailler. Chuis même en train d’en scribouiller un essai dont j’espère que Stephen Hawking en personne le préfacera. Enfin, j’attends sa réponse depuis trois ans.
— OUAAAH… vous m’en débouchez un con, commissaire !
La sonnerie du cellulaire du commissaire retentit d'un vacarme ahurissant, dont l’inspecteur reconnut le klaxon légendaire de General Lee, la célèbre caisse des frères Duke de la série « Shérif, fais-moi peur ! ».
— Commissaire Charles-Hippolyte Starsky à l’appareil, j’écoute pas !
— Zzzzzzzzzzz.
— Et alors ? Je bouffe là !
— Zzzzzzzzzzz.
— Un meurtre ! Et alors ? De toute façon, j’arriverai trop tard !
— Zzzzzzzzzzz.
— OOOHHH… la France ne va pas s’arrêter de tourner !
— Zzzzzzzzzzz.
— Quoi la Terre ? Eh ben, la France tourne avec, non ? Et arrêtez de contredire votre supérieur ! Un conseil de discipline en début de carrière, ça vous botte ?
— Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz.
— Pfff… OK, balancez l’adresse.
— Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz.
— À « La foire aux tatas », ils font ça maintenant ???
— Zzzzzzzzzzzzzzz.
— OK, on y fonce, dit le commissaire, puis raccrocha l’air navré.
— « La foire aux tatas », c’est bien la boite de lopettes en face de la cité des Karloushs, commissaire ?
— Yep, mais c’est pas de ça qu’il s’agit et surveillez votre langage, Hutch. Si votre mère vous entendait.
— Ma mère était une fervente disciple de l’archevêque intégriste Marcel Lefebvre et c'est elle qui m'a appris à parler ainsi des « erreurs de la nature » ! Pour en revenir à votre appel, commissaire, de quoi il en retourne ?
— Un meurtre pendant un concours de lancer de noirs.
— Lancer de noirs, commissaire ??? Qu'est-ce que donc ?
— Un concours illégal où des gros blacks sont lancés par des équipes de huit nains ! Bon, paie la note et rejoins moi dans la chiotte… quel métier de con qu’on fait, Hutch ! dit-il aussi ravi d'accomplir son devoir qu’un activiste d’extrême gauche dans un mess des officiers au ministère de l’Intérieur.
Alors que l’insaisissable et légendaire héros des poulagas, moult fois décorés que son costume d’officier ressemblait à une combinaison sponsorisée pour le Paris-Dakar, sortait du restaurant, l’inspecteur semblait couler dans les eaux troublantes de ses aqueuses pensées (je sais, ça ne veut rien dire, mais la formule me plait).
— Un concours de gros blacks balancés par des équipes de huit nains ??? Pfff… n’importe quoi, eux ! Nihilisme triomphant des derniers hommes ! Chaos moral rampant ! Plus aucune valeur saine dans ce monde en déroute, que dis-je, dans ce dédale de souks ! Personnellement, j’aurais fait ça avec des Arabes.

Chapitre II, là où l’intrigue ne se précise pas du tout et que vous vous rendrez compte que je suis loin d’être Hitchcock.

— Bon alors, vous démarrez, Hutch. Vous attendez quoi ? Que KITT vous réponde ? dit le commissaire en recrachant la fumée de son cigarillo dans ce qui sert de visage à l’inspecteur Hutch et de prospectus publicitaire pour éloigner le plus possible de candidat au métier de perdreau.
Oui, car, suite à l’idéologie sécuritaire prônée par la factice politicaillerie de Nicolaï Cradozy, un nombre croissant de chômeurs désireux de déboulonner du sauvageon infestaient les points d’embauche de la police nationale, à tel point que l'état y envoya des bataillons de CRS pour les déloger à coup de tonfas. Pour éviter que de tels désagréments se poursuivent, Thierry la Sauce, le marionnettiste en chef de la communication du gouvernement, avait eu l’idée de passer un casting au sein des effectifs policiers afin de dégoter une bonne tête d’andouille sympathique qui finirait sur des affiches, placardées sur tout le territoire, accompagné du slogan « Dix ans dans la police française et vous ressemblerez à ça ». C’était tombé sur l’inspecteur Hutch ! Depuis sa femme l’avait quitté et une merveilleuse vie de célibataire endurci s’offrait à lui.
— C’est le moment que j’essaye ma nouvelle méthode de conduite, commissaire.
— Nouvelle méthode de conduite ?
— Oui. J’ai suivi une formation d'une nouvelle méthode de conduite, suite aux trop nombreux accidents de la route dont j’étais responsable. Enfin, d’après le préfet. Moi, je me suis toujours trouvé des circonstances atténuantes. Je suis flic, tout de même !
— Hutch, dit le commissaire en dégainant sa pétoire et en la pointant sur la tempe de son sous-fifre, je vous jure que si vous ne démarrez pas dans les dix secondes qui suivent, je vous perce un trou dans la cervelle et je pisse dedans. Alors, employez la technique qui vous convient, mais si vous voulez vivre, n’attendez pas la saint glinglin.
— Bien, commissaire, ce sera la méthode de conduite par l’inconscient directeur !
— Quoi ???
L’inspecteur prit trois grandes respirations et expirations brutales, puis récita une sorte d’incantation d’une spiritualité asiatique à la con, un mantra ou un ketru dans le genre, on s’en cogne. Son menton tomba d’un coup net sur son poitrail. Il était immobile.
— Vous me faites quoi là, Hutch ? OH, vous dormez, abruti ? dit-il en lui secouant les puces avec insuccès le plus total.
Sa main gauche agrippa le volant, tandis que la droite tourna le contact du démarreur, puis actionna la marche arrière du levier de vitesse. Les roues arrières patinèrent en dégageant un épais rideau de fumée blanchâtre, puis Hutch desserra le frein à main, alors que sa tête reposait toujours sur sa poitrine, les paupières closes. La caisse réalisa un demi-arc de cercle, battant le record du monde de marche arrière, détenu jusqu’ici par Sacha Distel, puis s’élança tel un guépard à travers la brousse urbaine.
— Putain, Hutch, arrêtez ça tout de suite ! C’est un ordre !
Le somnolent inspecteur n’obtempéra point, because il conversait avec Morphée sur la nécessité de l’assassinat, thèse du remarquable essai « la faim du tigre » de l’écrivain défunt René Barjavel. La tuture en furie roulait sur la voie en sens inverse de la circulation, esquivant chaque obstacle d’une facilité déconcertante et offrant au commissaire des frayeurs inconnues jusqu’alors, excepté lors de son mariage avec Aïssa, sa tendre promise. Il ouvrit la fenêtre de sa portière, y passa une partie de son tronc, puis gueula :
— HELP, HELP, AU SECOURS ! AIDEZ-MOI ! APPELEZ LES SCHMITTS !

Chapitre III, là où l’intrigue décolle vers des cimes Sophoclienne et où Patrick Lozès vomira son quatre heures au manioc sur son écran LCD.

Le bolide arriva à bon port, en face de la cité des Karloushs à une centaine de mètres de la boite tapageuse « La foire aux tatas ». Le commissaire Charles-Hippolyte Starsky était malsain et sauf.
Il débagoula sa pitance fraichement ingurgitée sur le bitume, après avoir ouvert sa portière.
— Merde, un lapin aux pruneaux pour rien ! Vous me paierez ça, Hutch !
Ce dernier émergea lentement à la recherche du réel, qu’il avait souvent du mal à percevoir, même éveillé.
— Alors, impressionné, commissaire ?
Starsky l’attrapa par le colbac.
— Ne me refaites jamais ça, raclure de Hutch ! À partir de maintenant, c’est moi qui drive ! Kapish ?
— Euh… oui, mon doux patron.
— Bien, accrochez-vous à mes basques, inspecteur.
Au même moment, des crissements de pneus suivis de sirènes de gyrophare s’engouffrèrent dans les tympans sensibles de nos zhéros. Une Peugeot 207 déboula sur le parking de la cité des Karloushs et s’encastra dans un réverbère. Une femme en burka, armée d’une kalachnikov, un sac de sport en bandoulière à moitié fermé d’où s’échappaient des billets de banque, en sortit et canarda ses poursuivants avant que ceux-ci puissent stopper leurs bolides contributifs.
Hutch dégaina vivace et logea une bastos dans la poire de la fidélisée à Allah.
— Bien joué, Hutch. Je vois que votre entrainement intensif à Counter-Strike porte ses fruits.
— Merci, commissaire, on appelle ça dans un FPS un headshot.
— M’en fous, Hutch. Allez suivez-moi.
La devanture de « La foire aux tatas » était loin de passer inaperçue, comme d’ailleurs le genre de clientèle qui s’y agglutinait. Du fluos et des affiches racoleuses offraient un contraste avec le gardien de la paix posté à l’entrée.
— Hop, hop, hop, demi-tour toute, dit le condé.
— ça m’étonnerait, répliqua le commissaire.
— Vous êtes qui vous ? fit le malin avec dédain.
— Moi ? Le magicien !
— Le magicien ? s’étonna le piquet.
— Tiens regardez, dit le commissaire en ramassant une petite caillasse à ses pieds.
Il plaça ses mains derrière son dos et s’amusa à des gestes évocateurs, puis les présenta poings fermés au keuf en faction.
— Quelle main ?
— Euh… la droite ! dit-il en tapotant légèrement dessus.
— Gagné, s’exclama le commissaire en lui balançant son poing droit dans la gueule.
Le flic s’écroula, tandis que Charles-Hippolyte ouvrait la porte du cabaret.
L’inspecteur Hutch s’accroupit près du roussin à moitié sonné.
— Pas mal, non ? Demain, le commissaire vous montrera un autre tour de magie. Comment transformer un gardien de la paix en agent de la circulation. Vous verrez, c’est bluffant !
— Magnez-vous, Hutch ! gueula le commissaire.
Saturations de couleurs chatoyantes. V’là comment on pourrait résumer la décoration de ce panthéon grec, bâti pour esthète uraniste moderne.
— Y a du froufrou partout, dit l’inspecteur Hutch.
— Et d’habitude du troutrou à la pelle, lui répondit le commissaire.
Une trentaine de nains attendaient sagement que l’on daigne s’occuper d’eux, ainsi que les quatre gros blacks servant de scuds. Le médecin légiste examinait le cadavre, le trente-deuxième nain.
— Commissaire Charles-Hippolyte Starsky ! dit-il à l’un des policiers, que s’est-il passé ici ?
— Apparemment, la personne de petite taille…
— Ouais, un nain quoi ! jugea bon de rectifier l’inspecteur Raymond Hutch.
— Donc la personne de petite taille, à l’écart des autres là-bas, aurait planté à l’aide d’un pic à glace une autre personne de petite taille…
— Ouais, un nain quoi ! reprécisa avec aplomb l’inspecteur Hutch.
— Votre gueule, Hutch, ordonna le commissaire, continuez, je vous en prie.
— Donc une autre personne de petite taille qui pourtant était dans la même équipe.
— A-t-il avoué ses raisons ?
— Oui, rapidement, commissaire. D’après ses dires, une histoire de cul.
— Vu l’endroit, ça tient debout. Tenez, tant que j’y suis, je suis en parallèle sur une autre enquête. Avez-vous déjà vu cet individu, demanda le commissaire en lui affichant sous le nez une photographie d’un type patibulaire.
— Non, commissaire.
— Toi, dit-il à l’adresse d’un nain au milieu du groupe de demi-portion, au pied !
Le bout du cul s’avança résigné.
— Regarde bien, Tom Pouce. As-tu déjà vu ce visage ?
— Nonch, commissaire, dit-il en mâchouillant un chewing-gum pour humain de taille normalisé et qui lui prenait la moitié de sa bouche.
— OK. Vous autres, regardez un peu par là, dit-il à l’ensemble du groupe. Toi, passe-moi ton chewing-gum.
Le gnome s’exécuta, intrigué. Le commissaire malaxa la pâte à macher et l’appliqua au verso de la photographie, puis d’un geste brusque la colla sur le front du courtaud.
— Tourne-toi un peu vers tes tout petits camarades, dit-il au rase-bitume, servant momentanément de support d’affichage.
Ce dernier fit ce que l’autorité civile lui avait ordonné.
— Avez-vous déjà aperçu cette tête de con, gueula le commissaire à l’intention de toute l’assistance.
— Sur ou derrière la photo ? osa un petit rigolo.
Le groupe d’homme compressé, ainsi que leurs quatre « chances pour la France », se boyautèrent en chœur. Le commissaire restait de marbre, comme congelé de l’intérieur.
— Infect lilliputien gorgé de chiasse ! Si ça t’enchante de payer des impôts pour que je me tourne les pouces, libre à toi, mais épargne moi ces vaines railleries à la hauteur de ta taille ! Alors, vous le connaissez ou pas ?
Nulle âme qui vive ne répondit.
— Bon, merci pour votre coopération, citoyens, dit le commissaire en détachant la photographie du front du court sur patte. Allez, mon petit, tu peux retourner jouer aux playmobils, rajouta-t-il en lui donnant une légère tapette sur le crane.
— J’ai quarante ans, connard ! répondit l’homoncule, déjà à quelques mètres de distance au cas où.
— Hé regardez, commissaire, c’est hilarant, y a un nain arabe là-bas ! éructant de joie l’inspecteur Raymond Hutch.
Le commissaire se retourna vers l’insolent, la bouille d’un bouledogue en furie.
— Euh… excusez-moi, commissaire. Je sais… euh… votre femme !
— Vous allez vous efforcer de me soigner d’urgence votre arabophobie de merde ! Je ne vais pas le supporter indéfiniment. Kapish ou kaputt ? Salopard d’inspecteur Hutch !
— Euh… oui, commissaire.
— Allez me chercher notre meurtrier en culotte courte.
L’inspecteur, la tête basse, se dirigea vers l’assassin, le souleva de terre par le colbac et le ramena prompto au commissaire.
— Écoute, nabot. Tes raisons, ton mobile, j’m’en cogne le chibre. C’est une des affaires les plus insignifiantes qui m’ait été octroyée depuis dix piges. Alors, on te traine jusqu'au central et on tapera ta déposition. On t’fout à l’ombre jusqu’à ton jugement et basta. OK ou faut que je m’accroupisse pour que tu me comprennes ?
— D’accord, commissaire.
— Vous pouvez relâcher tous ces désoeuvrés dans la nature, de toute façon, ils n’y feront pas long feu, et scellez-moi ce lieu de perdition. Mettez-lui les pinces, Hutch, on s’casse.
Hutch menotta l’énergumène.
— Commissaire, je vous rejoins à la caisse, je voudrai juste vérifier une petite chose.
— Bien, mais faites vite, Hutch.
— Oui, commissaire.
Il attendit que le boss ait disparu de son champ de vision, puis ordonna au nain arabe de le suivre jusqu’à la surface de lancer.
— Oui, inspecteur ?
— T’es arabe, toi ?
— Oui, inspecteur !
— Oh, regarde derrière toi, un juif du Likoud insulte ta mère !
Le nain se retourna, vivace comme un chat sur le qui-vive.
— Où ça ? Où est ce fils de pute ?
L’inspecteur en profita pour l’attraper par la culotte et le colbac, puis effectua un effet de balancier de plus en plus rapide.
— Arrêtez, j’ai pas de protections !
Au moment qu’il jaugea adéquat, il éjecta sa prise qui valdingua, fit un tourné-boullé et atterrit sur le cul.
— Ouch ! ça doit faire mal ça ! dit l’inspecteur en se dirigeant vers la sortie.
— Enculé de poulagas ! dit le martyr de cette bavure.
— Vous savez à quoi vous me faites penser tous ? À ce dessin animé du Club Dorothée… merde, comment ça s’appelait déjà… ah oui, les Minipouss !

Chapitre IV, là où l’intrigue se clôt en beauté et où Martin Hirsch se tailladera les couilles par pénitence.

L’inspecteur Hutch sortit enfin du cabaret et buta contre Tom Pouce. Le commissaire, plaqué contre le mur de renforcement, tenait son calibre à la main. Des coups de rafales retentissaient dans le secteur.
— Planquez-vous, Hutch, ne restez pas à couvert !
Raymond Hutch s’accola le dos au mur derrière le patron et huma son doux parfum de virilité.
— Qu’est-ce qui se trame, commissaire ?
— Une émeute de salopes en burka qui défouraille à la kalash sur tout ce qui bouge ! Certainement en réaction à votre exploit de toute à l’heure.
— Hé oh ! Je n’ai fait que mon devoir.
— Ne vous inquiétez pas, je ne vous reproche rien, mais je doute qu’elles soient du même avis.
— Putain d’Arabes ! dit l’inspecteur Hutch devant le commissaire avec la plus grande des spontanéités, mais aussi dans une inconscience démesurée.
— Fermez là, Hutch, où je vous livre à nos prêtresses sacrificielles.
— Euh… excusez-moi, commissaire, ai pas fait exprès… je sais… votre femme.
— Va falloir se frayer un chemin jusqu’à la calèche d’une manière ou d’une autre.
C’est à ce moment que le klaxon de General Lee se fit entendre. Starsky décrocha.
— Commissaire Charles-Hippolyte Starsky à l’appareil, c’est pas le moment !
— Commissaire, c’est le capitaine Etasseur. Ne sortez surtout pas de « La foire aux tatas ». Une émeute de musulmanes en burka sévit dans la cité des Karloushs et elles sont armées de kalachnikovs. Nous sommes postés plus loin à la sortie du quartier.
— Je sais ! Voyez-vous, on est déjà dehors, mais elles ne nous ont pas encore repérés. Quand allez-vous intervenir ?
— On a pris les devants sans attendre les ordres du préfet ! Cette couille molle est en vacances dans le Lubéron avec Richard Perle, l’ex-patron de la CIA. Sont potes de maison de campagne apparemment. Ah… on me fait signe qu’on le tient au bout du fil. Je vous rappelle le plus vite possible, commissaire.
— OK.
— Alors commissaire ? demanda Hutch avec une angoisse palpable.
— Pour l’instant, on végète. La cavalerie ne saurait tarder.

— Capitaine Etasseur, monsieur le préfet. Je pense qu’on vous a mis au courant de la situation. J’attends vos ordres.
— Bien capitaine. Attendez quelques minutes, répondit le préfet Herbert Moizi en décrochant un second téléphone et composant le numéro de Bruce Hordefeux, le ministre de l’Intérieur, place Bellevache.
Briefé, Hordefeux appela à son tour le président Nicolaï Cradozy qui appela le président des États-Unis Maniak Banania, qui appela à son tour le président russe Dmitri Clubmedvedev, qui appela son premier ministre Vladimir Putin, qui appela à son tour le président du Vénézuéla Hugo Chaviré, qui appela le président Iranien Mamour Islamédjihad et qui appela à son tour le président de Corée du Nord, King Jonque Hill qui prit une décision drastique. L’ordre partit en sens inverse jusqu’à se nicher dans le cortex du capitaine Etasseur. Ce dernier dégaina le porte-voix :
— Commissaire Starsky, voici les ordres du préfet Moizi. Je cite : « DEMMERDEZ-VOUS, PORCS D’OCCIDENTAUX !... je répète… DEMMERDEZ-VOUS, PORCS D’OCCIDENTAUX ! ».
— Mais qu’est-ce que c’est que ce délire ??? Les enculés ! Putain de petites bites de fonctionnaires de merde ! Les keufs sont jamais là quand on a besoin d’eux ! éructa de rage le commissaire.
— Le préfet, c’est certainement un arabe, commissaire ! lui répondit Hutch.
— Fermez là Hutch !
— Euh… désolé, commissaire… votre femme, tout ça.
— Bon, faut qu’on improvise fissa. Hutch, vous voyez là-bas à cinquante mètres environ, la colonne publicitaire avec Loana à poil…
— C’est pas Loana, patron, c’est Claude Sarraute.
— Oui, ben c’est pareil. Vous irez vous plaquer derrière cette grosse cochonne pendant que je vous couvre. Vous vous en sentez capable, inspecteur ?
— Je tacherai, commissaire.
— Alors tachez, inspecteur, tachez bien. À mon signal, vous décampez. Are you ready ? Go !
L’inspecteur, furtif comme un renard, s’élança vers la colonne publicitaire et balança dans sa course effrénée quelques bastos dont une se logea dans le crâne encapuchonné d’une des barges à la gâchette taquine. Alors que le commissaire, qui n’avait jamais mis une Weston dans une salle de tir pourtant obligatoire pour un keuf, arrosait comme un Gilbert Montagné sans même avoir pris le soin de montrer une once de son museau à l’ennemi. Il ne saura jamais que c’est lui qui assassina d’une balle perdue le capitaine Etasseur. Tant mieux, ce n’est pas bon pour le moral.
L’inspecteur arriva malsain et sauf sous les balles des convives en se cognant le front sur le vagin, retouché par Photoshop, de Claude Sarraute. Il fit un V de victoire à l’attention du commissaire.
— BRAVO, HUTCH ! VOUS ÊTES UN BOSS !
— MERCI, COMMISSAIRE ! MAIS MAINTENANT L’ENNEMI CONNAIT NOTRE EXISTENCE ET NOS POSITIONS !
— ON VA S’EN SORTIR ! JE LE SENS, HUTCH.
— JE N’EN SUIS PAS AUSSI SÛR, PATRON. Y A UN ÉNORME CHAMP OUVERT ENTRE MOI ET LA CAISSE. SI JE TENTE UNE SORTIE, JE ME FAIS SHOOTER ! OH, PUTAIN ! Y A DES INDIVIDUS SUSPECTS À LA MORPHOLOGIE FACIALE DE MONGOLIENS QUI FOUILLENT DANS LA CALÈCHE, COMMISSAIRE !
Le commissaire, intrigué, zieuta rapidement en direction de la tire.
— NON ! C’EST PAS DES MONGOLIENS, HUTCH, C’EST DES ROMS !
L’inspecteur se demandait comment le patron pouvait, alors qu’il était posté encore plus loin, faire la différence à cette distance entre des mongoliens et des Roms. Déjà que lui avait du mal de près. L’expérience, sans doute.
— TIREZ DANS LE PARE-BRISE, HUTCH !
Raymond Hutch ajusta son tir et pulvérisa le pare-brise que le contribuable, vous et moi, auront le plaisir de douiller lors de son remplacement. C’est pour la bonne cause, les mecs ! Le banc de Roms déguerpit de la caisse à la recherche d'eaux plus clémentes, prometteuses en menus larcins.
Les rafales des burkistes redoublèrent en direction de l’inspecteur.
— PUTAIN DE BOUGNOULES ! VOUS ME CASSEZ LES COUILLES ! s’énerva Hutch.
Une bastos vint se loger dans le bitume à quelques centimètres de son pied gauche, mais la détonation venait du côté du commissaire. Ce dernier exposait une tronche furibarde en direction de Hutch, alors que son calibre fumait encore comme un pompier.
— DESOLE , COMMISSAIRE ! VOTRE FEMME, TOUT ÇA ! MAIS LÀ QUAND MÊME !
— VOUS AVEZ QU’À VOUS DIRE QUE C’EST DES SUÉDOISES, HUTCH !
— PUTAIN DE SUÉDOISES DE MERDE ! RETOURNEZ DANS VOS MOSQUÉES !... PATRON, FAUT QUE VOUS TROUVIEZ UNE AUTRE IDÉE LÀ, ÇA URGE !
— J’Y COGITE, MON PETIT HUTCH, J’Y COGITE ! Tout ça pour ce petit con de nabot… hé, mais la voilà la solution !
Le commissaire agrippa le nain.
— Avec ce que tu as fait aujourd’hui, c’est dix piges minimum à reluire des queues et vingt si je m’en mêle, mais ça dépendra de ta réponse. Si tu obtempères, je te donne ma parole que je ferai passer ton crime pour de l’homicide involontaire. Tu t’en sortiras avec du sursis et tu n’auras plus que de ta mini pine à t’occuper, à moins que je méconnaisse ton orientation sexuelle.
— Il s’agit de quoi au juste, commissaire ? dit-il très inquiet, sentant la demande grosse comme une bite de taulard.
— Une diversion ! Tu vois la butte par là-bas, cours-y et va t’y terrer, le temps que l’inspecteur et moi, on s’arrache jusqu’au carrosse. Kapish ?
— Hé, mais ça va pas !
— Écoute, infect lilliputien, je peux aussi bien mettre fin à tes jours tout de suite et dire que ce sont elles qui t’ont plombé.
— Oh, putain ! Mais pourquoi, vous me faites ça ! dit-il tel un animal apeuré.
— Y a des injustices, petit, toujours et de tout temps. Aujourd’hui, c’est sur ta pomme que ça tombe, Newton. Are you ready ?
— NON !
— GO ! dit le commissaire en le balançant dans la fosse aux lionnes.
Notre héros involontaire qui n’avait plus le choix détala comme un lapin vers la butte à une vitesse impressionnante sous l’effet de la peur. Des trombes de bastos s’invitèrent à la course.
C’était le moment que choisit le commissaire pour se déterrer de son trou en faisant signe à l’inspecteur de se bouger la croupe, sans prononcer une seule fois le mot « arabe ».
Hé ben, vous n’allez pas me croire, chers lecteurs qui dévoraient ce chef-d’oeuvre gratos, ils ont tous réussi à atteindre leurs objectifs. Même Tom Pouce. Ce n’est après que les choses se sont gâtées pour lui. Malheureusement, la butte était déjà occupée par Rachida El Kerbaoui, une des femmes du célèbre Lies Hebbadj. Le pauvre Tom Pouce finira suspendu dans une des boucheries du muslim au rayon « nouveauté ».
Starsky et Hutch réussiront à s’éclipser avec la tire pour retourner au resto, au lieu d’aller au central, car Hutch devait un lapin aux pruneaux au commissaire.
Tout est bien qui finit bien pour nos zhéros, les autres on s’en cogne.


Fin


Art de Yasmina Reza


Art de Yasmina Reza - la pièce aux 2 Molières
envoyé par LFRN-CAVOK. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.



Art : le chef d'oeuvre théâtral de Yasmina Réza joué par Fabrice Luchini, Pierre Vaneck et Pierre Arditi...

Cette pièce à succès (deux Molières) met en scène les questions liées à l’Art Contemporain et leurs implications dans la vie de tous les jours. Un groupe de trois amis (Serge, Marc et Yvan) en fait les frais...

Tout commence comme cela : « Mon ami Serge a acheté un tableau. C’est une toile d’environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux. Mon ami Serge est un ami depuis longtemps. C’est un garçon qui a bien réussi, il est médecin dermatologue et il aime l’art. Lundi, je suis allé voir le tableau que Serge avait acquis samedi mais qu’il convoitait depuis plusieurs mois. Un tableau blanc, avec des liserés blancs. »

Serge est un esthète amoureux d’art moderne et qui trouve Sénèque modernissime. Marc est le gardien des valeurs traditionnelles, celui à qui on ne la fait pas et qui ne se laisse pas embrouiller par la mode, enfin Yvan a échoué dans vie professionnelle et affective et semble n’avoir que ces deux amis de précieux.
Ce trio va s’entre déchirer autour de ce tableau blanc en invoquant tous les arguments qui tournent autour de l’Art moderne. Le rythme est très enlevé et l’on n’arrête pas de rire du début à la fin.

mercredi 1 septembre 2010

Salle de shoot spécial showbiz : le palais omnisports de Paris-Bercy réquisitionné

Affaire Bettencourt : un nouvel épisode de la saga de l'été en exclusivité sur le CGB



En exclusivité, le CGB publie, avant même Mediapart et Edwige Pleine, la toute dernière saga téléphonique entre Lilianne Bettencourt et Patrice de Maistre.

Maistre : Madame Bettencourt, c’est Patrice de Maistre.
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Patrice de Maistre, votre gestionnaire de fortune.
Bettencourt : Ah… d’accord.
Maistre : Madame, je vous appelle pour.. c’est un peu délicat… euh… ça vous intéresse toujours de me faire un petit cadeau ?
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Ben à moi, Patrice de Maistre.
Bettencourt : Ah… d’accord.
Maistre : Voilà, comme vous me l’avez si gentiment proposé, j’ai réfléchi et je vous voudrez offrir une voiture de sport à mon fils, mais trois fois rien, ça ne coutera pas cher.
Bettencourt : Ah… d’accord.
Maistre : Bien sûr, je pourrai m’en passer, du moins mon fils, mais comme vous aviez insisté, je me suis permis de vous le rappeler. C’est un peu gênant, mais c’est pour mon fils.
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Ben… euh, mon fils !
Bettencourt : Ah… d’accord.
Maistre : Il me faudrait juste… euh… cinq cents millions d’euros.
Bettencourt : Ah… d’accord… je reviens.
Maistre : Allo, madame Bettencourt ?
Bettencourt : Qui ça ?

Maistre : Ah… vous êtes encore là… Allo ?
Bettencourt : Qui ça ? (Liliane Bettencourt répond à Patrice de Maistre, mais avec une voix lointaine et étouffée à plusieurs mètres du combiné téléphonique, puis elle revient.)
Bettencourt : J’ai été chercher mon porte-monnaie… monsieur… qui ça ?
Maistre : Patrice de Maistre, madame.
Bettencourt : Ah… d’accord… vous m’aviez demandé combien ?
Maistre : Cinq cents millions d’euros, madame, mais si ça fait trop…
Bettencourt : Cinq cents millions d’euros, ça fait combien de petites pièces jaunes ? (on entend un bruit métallique et aigu, surement le fermoir du porte-monnaie).
Maistre : Euh… non, madame. Je m’occupe de tout, ne vous inquiétez pas. Je passerai en fin de journée avec un document à signer pour unique formalité, ne vous tracassez pas.
Bettencourt : Ah… d’accord… OOOHHH, le mignon petit mouton des alpages ! Qu’il est tout rikiki… bonjour, mon petit mouton, fait HIHAN et tu auras une banane.
Maistre : Pardon ?
Une troisième voix, que nous avons identifiée comme étant celle du majordome, intervient plus loin dans la pièce.
Majordome : Non, madame, c’est votre caniche royal « Rupin III ».
Bettencourt : Ah… d’accord… ben, donnez-lui des cacahuètes et allez le promener dans le jardin, mais attention qu’il ne broute pas le gazon et qu’il ne ponde pas partout.
Majordome : Euh… bien, madame.
Maistre : Madame Bettencourt ?
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Patrice de Maistre, votre gestionnaire de fortune.
Bettencourt : Ah… d’accord.
Maistre : Je vous remercie pour votre sollicitude, madame. Je vous appelais aussi pour d’autres affaires. En vue de votre protection fiscale, il serait opportun d’« assoir » vos sympathies envers nos amis pour leurs bons offices inestimables.
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Nos amis, madame. J’en ai parlé à monsieur François-Marie Banier, votre grand ami, et il m’a conseillé de vous en toucher un mot.
Bettencourt : Dieu, vous connaissez Dieu ?
Maistre : Oui, madame, je connais personnellement François… euh, Dieu.
Bettencourt : Donnez-moi ses ordres et je les exécuterai !
Maistre : Bien, madame. Vous savez certainement que monsieur Sarkozy sera le prochain président de la République…
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Nicolas Sarkozy, le candidat de l’UMP.
Bettencourt : Connais pas.
Maistre : Mais si, je vous l’ai déjà présenté. Mais ça n’a aucune importance. Au sujet de vos finances, Monsieur Sarkozy peut nous offrir une sécurité et une discrétion appréciable, une fois élu. Cependant, il aimerait bénéficier de vos largesses en vue de sa réussite. Monsieur Woerth, dont son épouse travaille pour moi, s’occupera de tout.
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Éric Woerth, le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Bettencourt : Ah… d’accord.
Maistre : Ensuite, vous pourrez jouir d’une complaisance fiscale en toute quiétude. En clair, les inspecteurs des impôts n’auront pas à ausculter votre patrimoine, madame.
Bettencourt : Ausculter ? Ce sont des médecins ?
Maistre : Euh… oui, si on veut. Des médecins des impôts, en quelque sorte.
Bettencourt : Ah… d’accord. Font-ils des frottis ?
Maistre : Pardon ?
Bettencourt : Vos médecins des impôts, font-ils des frottis ? Parce que je n’en ai pas fait depuis l’élection de Mitterand.
Maistre : Euh… non, madame. Ça ne fait pas partie de leurs attributions. Je m’occupe de vous trouver un gynécologue, madame.
Bettencourt : Qui ça ?
Maistre : Un gynécologue, un spécialiste des frottis.
Bettencourt : Ah… d’accord.
Maistre : Concernant nos affaires, ne vous inquiétez pas, je m’occupe de tout. Je vous reconfirme que je passerai en fin de journée pour valider tout ça. En attendant, je vous souhaite une agréable après-midi, madame.
Bettencourt : Qui ça ?

Rokhaya Diallo à l'entraînement

Savez-vous planter des anticonformistes à la mode de chez nous ?



Didier à la Porte a bien retenu la leçon de communication de son con(nard)frère Stéphane Guillon.
Commençons par le début. Stéphane Guillon se fait mettre minable régulièrement par la critique, à juste titre, sur son conformisme idéologique, alors qu'aux yeux de sa timbrée de Murielle Cousin, il est un génie comique d'un autre temps. Le trublion ne sait rien faire d’autre que des attaques ad hominem contre des personnalités médiatiques et demeure incapable, à l'instar des Guignols de l’info, de tirer comme un sourd, mais avec subtilités, sur des systèmes idéologiques et politiques par manque de culture (un ketru de bouffon qu’affectionnent des baltringues, si on en croit l’époque). Or quand on prétend s’adonner à un humour noir sarcastique et caustique et qu'on est censé être un digne héritier de Desproges, pouah ! la vaste blague, ça craint un max. Sauf que Guillon trouve la parade : le dérapage contrôlé et calculé au millimètre près. A croire qu'il est meilleur stratège communicant qu'humoriste.
Guillon s’en prend à Besson en allant plus loin que quiconque dans l’esquisse d’une caricature infamante et diabolisatrice, à en faire pâlir de jalousie la galaxie antiraciste : Besson souhaiterait une France pure. Jawohl, mein Führer ! Comme le cosmos ne tourne plus rond en ce moment, les sous-entendues les plus dégueulasses passent pour de la liberté d’expression et de l’anticonformisme héroïque. Le fait que ces propos ne sont rien d’autre que de la flagrante diffamation et de l'insulte crade n’est venue à l’idée de personne, vu le large soutien médiatique et de l’opinion publique en sa faveur. Besson, à raison, se plaint directement sur l’antenne (alors qu’il pouvait carrément porter plainte). Philippe Val et Jean-cule Hees mouillent les couches et s’attendent à tout moment à recevoir les fermes compliments de Sarkozy, qui sont peut-être venus ou pas, allez savoir.

Bingo pour Guillon ! La polémique-mayonnaise prend et il ne reste plus qu’à la fouetter régulièrement, puis de saupoudrer de fines herbes, à travers un rôle de victime surjoué. Sa prestation dans le grand journal de la grande Denise se révélait éloquente de posture. Guigui devient un héros de l’anticonformisme antisarkozien, voire même son nouveau leader. La sphère médiatique gobe la mouche à merde lâchée par Guillon et se repait de cette maigre pitance. Depuis, son spectacle, nommé avec culot « Liberté surveillée » pour entretenir sa posture, ne désemplit pas au théâtre Déjazet. Gageons aussi que notre imposteur ira se faire embaucher à prix d’or dans le privé.
Guillon a inventé le marketing de l’anticonformisme antisarkozien ou comment passer pour un anticonformiste en ne l’étant pas plus que Michel Drucker à la Garden Party de l'Élysée. De surcroit, se faire virer pas Philippe Val génère un surplus de crédibilité à cette entourloupe. Pas si con ce Guillon finalement, il en deviendrait presque sympathique, ce résidu avorté d’acteur raté, à avoir piégé Val.
Didier Porte n’a que suivi l’exemple du guide.
Un nouveau mode de création et de gestion d’image du rebellocrate est né. Le premier polémiste ou libelliste médiatique qui osera employer le terme de « caillera », mérité ou pas, concernant notre illustre président gagnera une nouvelle panoplie Mattel de la série télévisée culte des années 90 « Le Rebelle ».



L'avis de notre ami archischmock

Le retour du dragon

On les croyait effacés, à tel point qu’on en arrivait à oublier leur existence, ne faisant jamais de vague et ne s’occupant que de commerce de raviolis, mais à force de se prendre des coups, le petit dragon a émergé d’un long sommeil et a osé s’aventurer hors de sa caverne « le treizième » afin de réclamer à la république « une sécurité pour tous ». Putain, ça, c’est de l’intégration !
Organisé par un collectif d’associations franco-chinoises, environ 8500 Asiatiques ont manifesté au cœur même du quartier Belleville d’où ils estiment que leurs agresseurs grouillent et se terrent, sans jamais les nommer (petits indices : « casquettes, baggys et issu d’un monde qui a trop souffert, mais qui ne veut plus souffrir »). Des heurts ont éclaté entre des manifestants, les forces de l’ordre et des « Va te faire enculé, sale fils de pute » du quartier pour finir vers vingt-deux heures au milieu de carcasses de bagnoles en flamme.
La fille adoptive de Jacques et Bernadette Chirac, Anh Dao Traxel, d'origine vietnamienne, s’est jointe à la manifestation (nous n’avons aucune information sur une possible participation aux échauffourées de la part de l’illustre célébrité).


Depuis plusieurs mois, selon le collectif, des agressions violentes visant les Asiatiques se multiplient dans l'Est parisien. « Les agresseurs sont souvent des groupes de jeunes qui habitent ici », affirme le porte-parole, qui réfute l'existence de problèmes de racisme. « Nous nous sommes décidés à descendre dans la rue après une agression lors d'un banquet de mariage à Belleville au début du mois », a déclaré un porte-parole, inquiet que la situation ne dégénère « si les autorités ne réagissent pas ». « Pour la première fois, quelqu'un de la communauté a répondu à la violence par la violence. Nous ne voulons pas que ça se reproduise ».
La manifestation de l'après-midi a été la plus grande de cette communauté jamais organisée en France et compte ne pas en rester là : « Si le problème persiste, nous serons encore plus nombreux », a prévenu Chan Sing Mo, son président.
Pour la communauté asiatique, il est clair que des katas dans la gueule se perdent !


Le petit dragon éclate une sale racaille de l'équipe de France

L'homo saucissonus & pinardus en déroute, grâce aux fou-fighters identitaires racialistes, idiots utiles de SOS Racisme


On vient de l’apprendre, l’apé-rot « saucisson et pinard » a été forbidden par la préfecture de la police de Paris. La raison invoquée : risques graves de troubles digestifs à l’ordre public.
Bien que dans l’absolu, je sois pour que cet inutile apéro puisse œuvrer là où bon lui semble et que la laïcité doit montrer qui est le maitre dans l’espace public, je comprends parfaitement le choix de la préfecture. Parmi nos manifestants, une poignée d’entre eux avait l’intention de nous rejouer le coup du 19 mai 2010 sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean, embarrassant les catholiques qui se seraient bien passés d’eux et cassant quelques vitrines de commerçants (alors que ces mêmes crétins s’indignent d'ordinaire, à juste raison, des casses racailles).
Comme on peut le voir dans des commentaires de chez Desouche ou parfois ici, certains avaient bien l’intention de se fighter, allant jusqu’à me faire penser qu’on voudrait donner un coup de pouce à SOS Racisme qu’on ne s’y prendrait pas autrement. La caricature de l’identitaire Ostrogoth sans cerveau est parfois malheureusement vraie (pas chez tout le monde, bien sûr). Il suffisait juste que les renseignements de la DCRI fassent un tour sur Facebook et chez Desouche, gageons qu’ils y prennent profondément et régulièrement la température, pour que la préfecture de police de Paris soit refroidie par l’idée de laisser se dérouler un apéro « saucisson et pinard » qui pouvait se transformer à tout moment en « saucissonnage de Moktar » par quelques éléments incontrôlables (et je suis sympa sur le « quelques »).
SOS Racisme est ravi que le saucisson parte en eau de boudin et que le pinard reste à la cave, non par souci de sécurité, vilain mot chez eux, mais pour des raisons de dominations politiques.
Vous gueulez contre la décision du préfet, mais cet homme vous a sauvé de vous-même, de votre époustouflante connerie, les neuneus. Un seul fait divers lié à cet apéro et vous relanciez la vitesse de croisière de la locomotive antiraciste pour un bon bout de temps, alors que celle-ci, certainement en grande partie grâce à Zemmour, avait ralenti le rythme.
Je ne doute pas que Marine Le Pen soit assez conne pour ne pas voir que le problème vient de certains de ses sympathisants et groupuscules liés et qu’ils passent leur temps à tendre le bâton pour se faire battre. Faites le ménage chez vous en dénonçant les fou-fighters sympathisants ou militants, sinon, continuez à gueuler sans aucune espèce d’efficacité. Typiquement français le plaisir de gueuler et d’éluder les réponses qui tombent sous le sens.
Vous n'avez plus qu'à vous enfoncer vos saucissons dans le rectum et vous murger avec le pinard pour évacuer la douleur.
Pour finir, je voudrais donner un conseil aux identitaires racialistes pour qui le patriotisme ne vient qu’en palladium : demandez à être rémunéré par Dominique Sopo, parce que là, vous bossez à l’œil dans des conditions pires que les sans-papiers. Tout travail mérite salaire.

Kinect ou l'art de faire le con dans ton salon



Natal Liéné, une mignonnette de douze ans, engagea la clef dans la serrure de la porte d’entrée du pavillon familial.
— Maman ?
Personne. Trop cool, superchouette, méga génial, se dit Natal, elle allait pouvoir décompresser de son oppressante journée scolaire et de l’inique autorité de son institutrice à voix basse.
Elle se dirigea avec hâte dans sa chambre, excitée à l’idée de tester pour la première fois la commande qu’elle avait reçue depuis quelques jours à l’insu de ces pète-sec de procréateurs. Elle ouvrit le colis choyé et en retira les deux objets de convoitise, un jeu vidéo en DVD et son périphérique spécialisé. Elle caressa l’artefact et s’enivra de la beauté esthétique de la jaquette bariolée. D’intenses frissons électrisèrent son petit corps et son rythme respiratoire s’emballa comme dans un concert de Justine Bieber.

Elle courut vers le salon familial, chaleureux cocon aux réminiscences plasmatiques, et appuya sur la touche éject de la console X-TOX de Macrosoft. Elle installa le DVD, puis elle déplugua une des deux manettes et y inséra le périphérique. Elle enclencha le bouton « power » de la console, pour y loadinger le logiciel, ainsi que celui du téléviseur Mitsoukichi. Elle chaussa les lunettes 3D sur son petit nez fragile et recula de deux mètres. À l’aide de ses mains virevoltantes et de la technologie Kinect, elle sélectionna toutes les options à son gout et valida la mise en route du jeu.
Elle glissa délicatement sa petite culotte le long de ses cuisses potelées et introduisit l’autre bout du périphérique en forme de courge dans son saillant petit mollusque visqueux.
Un homme d’une cinquantaine d’années, modelé en image de synthèse d’un réalisme à couper le souffle, les cheveux grisonnants, le visage bouffi et un regard noir abyssal, apparut.
— Bonjour, tendre et belle jouvencelle, veux-tu que je te guide vers des contrées féeriques, vers des paysages enchantés et vers de délicieuses extases ?
— Oui !
L’homme virtuel s’allongea sur le dos et dévoila son attribut viril que s’empressa de conquérir l’innocente, mais assoiffé, Natal Liéné. Le jouet, placé là où il doit être placé, vibra à la grande joie de Natal.
— C’était donc ça la baise ? Youpi !
Le voyage initiatique pouvait commencer.
Martial Liéné rentra de son harassant labeur de créatif publicitaire plus tôt que prévu. Il détecta de petits râles surprenant, émis depuis le salon.
Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant son petit bout de chou, fruit de ses amours passionnées avec une coiffeuse Jacques Dessange, reconvertie non pas en femme au foyer, mais en mercenaire du shopping, le joyau étincelant de sa vie, sa sainte espérance, s’acharner avec un sex toy vibrant X-TOX de chez Macrosoft dans la chatte (n’ayons pas peur des mots). Martial se figea de terreur, pendant que son adorable Natal le regardait, la tête dans les confins du cosmos, le front trempé de sueur, le regard gratifié et en transe quasi mystique, de la bave aux commissures des lèvres et une main sur un sein à peine formé.
— Ben… Nat… al ? MAIS QU’ES-TU FAIS, BON DIEU ?
Le sang du père, qui pourtant abrité quelques grammes de pharmacopée colombienne, ne fit qu’un tour, puis gifla sa choupinette qui s’effondra sur le sol.
— VA DANS TA CHAMBRE ET N’EN SORS PLUS !
La petite Natal pleurait. Passer de l’orgasme à un châtiment corporel l’avait déboussolé. Elle se releva et avant de s’enfuir vers sa chambre, elle s’indigna :
— DE TOUTE FAÇON, TU M’AS JAMAIS AIME !
Le père était abasourdi, lui qui avait tant espéré ne jamais vivre ce genre d’épreuves parentales.
— Mais qu’est-ce qu’ils ont tous ces mômes aujourd’hui ?
Il ramassa le périphérique. Un haut-le-cœur le fustigea. Il avait envie de vomir. Il savait que désormais cette image ne le quitterait jamais et qu’elle rognerait la vision candide de sa petite fille qu’il entretenait comme source inaltérable et inépuisable de bonheur. Son petit trésor, étincelant de mille rubis dans un écrin de velours, était maintenant souillé par l’inévitable corruption du temps. L’amertume le gagna.
Il aperçut le verso du boitier du DVD et y lut le titre, « Virtual Sex with Emile Louis », issu de la collection « Enfance et découverte du corps » aux éditions Delanoë. D’autres titres évocateurs composaient cette collection, dont, « Virtual Sex with Roman Polanski », « Virtual Sex with Frédéric Mitterand », « Virtual Sex with Alain Finkielkraut », « Virtual Sex with Daniel Cohn-Bendit », « Virtual Sex with Patrick Font », « Virtual Sex with Gérard Miller », « Virtual Sex : vacances à Marrakech », « Virtual Sex : vacances au Cambodge », « Virtual Sex : vacances aux Philippines », « Virtual Sex : vacances à Pattaya », « Virtual Sex : les réseaux russes », « Virtual Sex : les sionistes en vadrouille », « Virtual Sex : les antisionistes contre-attaquent », « Virtual Sex : vacances en Albanie », « Virtual Sex : week-end à Outreau » et « Virtual Sex : visite au Vatican, en passant par Dubaï ».

Cet éternel conflit de merde


Il est consternant de lire la communication prévisible en réaction à l’abordage de la flottille « humanitaire » par le commando de l’armée israélienne. Les réactions canardent à foison et l’ensemble s’ingénie à démontrer sa hurlante connerie au monde entier, alors que personne n’avait rien demandé, surtout que la coupe de monde commence sous peu et qu’il ne faudrait pas nous gâcher la fête (c’est vrai ça. On peut quand même faire un break avec toutes les misères du monde pendant un mois tous les quatre ans… MERDE !).
Ce matin, un youpin… a tué un chasseur des zélateurs propalestiniens qui officiellement ne sont que des humanistes, mais qui officieusement aiment à nous prendre pour des tanches.
Une flottille internationale, y comprendre onusienne, d’« humanistes » ou d’« activistes », faites votre choix, a été arraisonné, puis assaisonné, par des ninjas israéliens. Une rixe à balles réelles s’en est suivie et s’est conclue par dix-neuf morts et trente-six blessés côté « humanistes armés » et de quelques blessés côté Israélien « qui n’avait pas le choix » (officiellement : un blessé léger d’une écharde dans le pouce chez un terroriste propalestinien selon le Likoud et dix milles mort au gaz toxique selon le Hamas).
Depuis la décolonisation, ou la dératisation selon votre tendance politique obligatoire, de Gaza, Israël se donne le droit de contrôler les bordures extérieures des frontières gazaouis par voie de mer, d'air et de terre (le Mossad a même créé une cellule secrète et entrainé des soldats au voyage astral pour surveiller le plan éthérique au cas où).

Nos amis humanistes, les gentils armés, ont voulu forcer le blocus des méchants surarmés pour apporter leur aide, en maisons préfabriquées, en fauteuils roulants, en médicaments, en vêtements, en fournitures scolaires et certainement de la bouffe. En tout dix mille tonnes pour les Palestiniens dans la dèche.
La flottille, surnommée la « flottille de la liberté », expression dénichée par un communicant au rabais, a accueilli sept cents sympathisants, dont plusieurs parlementaires européens, des écrivains et des journalistes, à Chypre, pendant que les autorités israéliennes les prévenaient qu’ils ne laisseraient pas le convoi maritime se faufiler. Ce n’est pas à l’honneur d’Israël, mais au moins ils n’ont pris personne en traitre.
Je ne peux m’empêcher de penser que ce convoi humanitaire, organisé en fanfare avec des panneaux clignotants et fluorescents, n’avait pour but que d’affaiblir l’image internationale d’Israël ou d’engrainer à la castagne. Dix mille tonnes d’aides et sept cents sympathisants, dont certains armés, c’est d'une flagrante démesure, par rapport à d’habitude, pour que ce soit qu’une simple mission humanitaire, tout en sachant d’avance avec quel maximalisme les autorités Israéliennes ont tendance à réagir. Ça pue le plan sans accroc comme le dirait Hannibal. Les Israéliens ont, comme à l'accoutumée, déclenché un tel merdier apocalyptique que le Hamas peut sabrer le champagne pendant longtemps. La connerie des uns faisant le bonheur des autres, sur le malheur des cons les plus naïfs.
Suite au massacre, puisque c’est bien le cas, commence une guerre médiatique mélangeant diabolisation, victimisation, angélisme et désinformation, autant du côté propal que pro-israélien.
Le ministre israélien de l'Industrie et du Commerce Benyamin Ben Eliezer, champion hors-norme de l’euphémisme, a déclaré « Les images ne sont pas sympathiques, je ne peux qu'exprimer mon regret pour tous les morts ». Cet enculé trouve que ce n’est pas « sympathique » un massacre de dix-neuf glandus manipulés. Lors des prochaines festivités, car vu le succès, il y en aura surement d’autres, il nous déclarera une fulgurance du genre « Parfois, notre armée n’est pas très fun avec les Palestiniens » ou alors « il arrive que nos soldats, sous pression, manquent de coolatitude envers les Palestiniens ». Ah, les joies de la sacro-sainte communication !
La déléguée générale de la Palestine en France, Hind Khoury, a déclaré sur RTL « Il est temps de mettre fin à l'impunité d'Israël pour que le dialogue avance ». Excellente idée, ma puce ! Par la même occasion, et pour que ça avance dare-dare, propose de mettre fin à l’impunité du Hamas, ma cocotte ! Si ça n’est pas trop te demander.
L'ambassadeur d'Israël au Danemark, Arthur Avnon, tente de s’en sortir par une pichenette invérifiable en prétextant que des rumeurs de liens entre la flottille et Al-Qaida étaient à l'origine de l'intervention de Tsahal. Ben voyons ! Accusation d'armes chimiques irakiennes 2.0, version israélienne !
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a exhorté les Arabes et les musulmans à un « soulèvement » devant les ambassades d'Israël, ce qui est légitime, mais aussi à la « grève » dans les Territoires palestiniens. Qu’on m’explique en quoi une grève dans les territoires palestiniens va enquiquiner Israël, alors que toute possibilité commerciale est enrayée entre les deux peuples ?
Plus prudent, les États-Unis se sont contentés de déplorer les pertes en vies humaines et attendent que lumière soit faite sur la tragédie, puis souligne l’urgence d’un processus de paix, vœux pieux, mais désolant de fausse naïveté sur lequel s’aligne, pour ne pas changer, Sarkozy. Vous pouvez vous toucher les mecs ! Ni le Hamas, ni l’ensemble du monde arabe, ni aucun sympathisant ne zapperont l'affaire.
L’infatigable tragédien Bernard Kouchner est « profondément choqué » par cet assaut, vous pouvez hurler de rire, et estime que « rien ne saurait justifier l'emploi d'une telle violence ». Une tirade culte qui fera se marrer l’ensemble des Balkans pendant des siècles.
Richard Prasquier, papa-poule du CRIF, qui sue à grosses gouttes depuis ce matin et qui vient d’ordonner d’urgence la diffusion d’une centaine de documentaires sur la Shoah rien que pour le mois de juin sur ARTE, avec le même style rhétorique d’euphémisme positif que le ministre Benyamin Ben Eliezer, « déplore profondément » et juge que « ce n’est pas une bonne nouvelle pour la paix ». Vous avez bien lu ! Le CRIF estime que le massacre n’est pas une bonne nouvelle ! Ça, c’est de la com !
Le paradiste et expérimental Fréderic Lefebvre, Fredo pour les intimes et ceux qui aiment se foutre de sa gueule, nous la joue « prudence et sagesse » et souhaite qu’on évite la « surréaction ». Autant prêcher dans le désert. Lui, le jour où il dira quelque chose de pertinent, Roselyne Bachelot aura des ailes !
Le NPA appelle à des manifestations de soutiens en faveur de… même pas la peine de le préciser. Si vous avez du temps à perdre dans un apéro-NPA insignifiant d’efficacité, mais terriblement rémunérateur en terme de valorisation d’image, allez-y, c’est fait pour ça.
Le président iranien Mamour Islamédjihad a comme d’habitude utilisé l’antisèche incrusté à l’encre de tatouage sur la paume de sa main gauche et a prononcé l'incantation magique imparable « l'acte inhumain du régime sioniste », qui lui sert à chaque discours à l’intention de la communauté internationale, même lorsque ce n’est pas le sujet.

A la radio, les auditeurs réagissent de leurs saintes indignations, exercice de purification de leurs pesants sentiments d’impuissance, heureux d’avoir un excellent prétexte sous la main, pour exhiber leurs illustres individualités humanistes ou humanismes officiels d’état pour nos homo politicus.
Comme tout le monde a communiqué sur ce non-événement qui se noie parmi tant d’autres et sur lequel, je ne verserais aucune larme (oui, je sais, cé pô bô !), le CGB comme quiconque, parce qu’il fait ce que bon lui semble et qu’il est quelque part un état dans l’état, vous dévoile une bonne fois pour toutes, puis basta on passe à autre chose, son communiqué officiel :
« Hum.. hum… one, two… one, two… le CGB, force vive du j’m’en foutisme envers tout conflit à l’extérieur des frontières françaises, suppute l’organisation, en sous-main, de la « flottille de la liberté » par la communauté internationale dans le but de se débarrasser d’un sionisme radical démonstratif afin d’y substituer un sionisme d’apparence sympatoche, agissant avec plus de doigté, et qui commençait à foutre tout ce beau monde dans la mouise. Nous supputons que les autorités du Hamas ont organisé une splendide fiesta orgiaque avec des cotillons, du Sidi-Brahim, des merguez hallal et des putes de Dubaï pour célébrer ce magnifique événement qui tombe à point, puis l’envoi d’un télégramme à Benyamin Netanyahou « Nous vous serions gré de réagir toujours de la même manière à l’avenir. Merci pour tout, youpin ! ». Nous supputons que le gouvernement israélien s’en contrefout comme de l’an 40 et de tous les siècles qui s’en sont suivis et compte activer ses réseaux médiatiques comme jamais pour minimiser le scandale. Planquez-vous, va y avoir du BHL, du Finky et de l’Askolovitch dans les parages. Nous supputons depuis fort longtemps que ni le pouvoir israélien, ni le pouvoir palestinien, ni Allah, ni Yahvé et ni le père Noël ne souhaite l’émergence d’un état multiconfessionnel dans les plaines de Judée et que chacun accuse l’autre de ce refus. Nous attendons avec impatience la coupe du monde en Afrique du Sud, en espérant que l’improbable équipe française soit touchée par la grâce divine et nous fume ce championnat pour ne plus entendre jacter sur cet éternel conflit de merde. En attendant, nous préconisons de ne pas allumer vos téléviseurs, vos radios, de ne pas se renseigner sur internet et de ne pas acheter de presse dans les prochains jours. Fin de transmission ».


En bonus, l'énigme du jour :
Pince-me Youssef est sur un bateau. Pince-moi Moshe débarque dans un hélicoptère, arraisonne le bateau, flingue pince-me Youssef et le balance à l’eau. Kés ki reste ?

mardi 8 juin 2010

MOI, Gérard Miller, MOI, témoin de mon temps


Vous me connaissez tous, je suppose… je suis Gérard Miller, le célèbre psychanakyste passionné des grands cas névropathiques, à l’humanisme à fleur de peau, peau satinée comme une belle métisse d’un succulent pays exotique. J’ai été contacté dernièrement par un blogueur, un certain Paracelse, un pseudo ringard et vieillot manquant de modernité, mais ce n’est point le sujet. Suite à notre correspondance par mail, correspondance courtoise pour ma part et salement virile pour la sienne, je lui proposais une interview de MOI-même à publier sur le blog collectif, que je ne connais point, le Cultural Gang Bang. Une dénomination excellente, symbole d’une rébellion dissidente capitale dans nos sociétés déshumanisées de droite, faut-il le rappeler. À cette proposition, il m’a répondu : « va te faire désamianter en Inde, blaireau ! ». Ne pensez pas que je lui en veuille, bien au contraire, j’y vois là un esprit subversif indispensable pour mener à bien le combat contre la nazification sournoise de la socioculture réactionnaire omniprésente dans nos médias. Enfin, je l’espère.
À son tour, il m’a fait une proposition que je ne pouvais balayer d’un revers de ma soyeuse main (entretenu depuis vingt ans avec de la crème hydratante Nivéa et j’applique régulièrement des masques de concombre sur mon féerique visage pour raffermir mon teint de jouvencelle. Pour le décrassage de mes organes internes, je bois d’un trait un grand verre d’urine chinoise chaque soir, car c’est très concentré en gingembre et racine de mandragore. Une recette que j’ai découverte à l’époque du grand Mao). Il ne s’agit pas d’intégrer ce blog, et croyez-moi que j’en suis sincèrement affecté, mais de lui fournir un article de renom (MOI) qu’il publiera sous son pseudo. Aimant relever des défis salutaires, j’ai acquiescé et lui ait envoyé une histoire, légèrement romancée, mais dont la retranscription des événements est d’une fidélité rigoureuse et éthique. Attachez vos bonnets phrygiens, mes petits révolutionnaires, car on va décoller vers des hauteurs vertigineuses. Ouais, Gros ! À base de Poï Poï Poï Poï !


L’auguste légende de SUPERABZA


Un conte cauchemardesque, mais qui finit humainement bien de Gérard Miller


Sous le règne obscurantiste et impitoyable de l’illégitime empereur républicain Nicolas Sarkozy Ier, despote du clan familial Sarközy de Nagy-Bocsa, issu d’une lignée de la petite noblesse hongroise, côté paternel, et d’une famille de Juifs sépharades, côté maternel, il ne fait pas bon vivre en France. Malgré sa filiation d’obédience judaïque, qui aurait dû, dans un monde sain et normal, le conduire vers les plus hautes et éblouissantes cimes de l’humanité, notre despote sanguinaire a institué une politique régressive anti-immigratoire et réactionnaire dont les dégâts sur les populations sainement communautarisées des franco-immigrés, nos seules espérances qui vaillent le coup d’être défendu de nos jours, s’avèrent dramatiques, barbares et SHOAHISANTES !
Toute la France est occupée. Toute ? Non ! Car un département de gauche résiste victorieusement à l’envahisseur romanisé (ne pas confondre avec « romanichel »). Un département, peuplé d’irréductibles minorités nuisibles… euh, visibles, encerclées de casernes retranchées sarkozienne (baptisées : Berlin, Téhéran, Bagdad, Pyongyang, Caracas, Belgrade et Oradour-sur-Glane), lutte de toutes ses forces contre les hordes infernales de l’empire républicain. Tous les efforts pour vaincre les Séquano-Dionysiens ont été inutiles et Sarkozy, épaulé de ses suppôts démoniaques, Éric Besson et Brice Hortefeux, s’interroge. Ce département, et vous l’avez surement deviné, par une piste savamment distillée dans la narration de ma fable, est la Seine-Saint-Denis, le neuf trois, le Seine-Saint-Denis Style (attention : ça se prononce « staï-lleu » et non pas « stile ») comme l’ont brillamment explicité les membres du groupe de rap hardcore et résistant français « JETSDM » (J’encule ta salope de mère ! ; remarquez, comme pour le cas du Cultural Gag Lang, la puissance du symbolisme, reflétant l’esprit humaniste, idéaliste, l’intelligence et la finesse de ces nouveaux maquisards, victimes de la mode, telle est son nom de code… euh, d’une société rétrograde et rancie).
Un homme d’une valeur exceptionnelle, mais nous le verrons plus tard, se dresse contre les infamies des forces de sécurité SS (Souchien & Ségrégation), ouvertement racistes et génocidaires, formés par une discipline militaire drastique, aux ordres injustes et immuables de l’autorité déplorable du fasciste, tueur d’enfants, anti-écologiste, bling-bling, dingue-dingue et homophobe Nicolas Sarkozy (qui fraude le fisc, grâce aux paradis fiscaux et à ses réseaux sataniques de la francafrique. J’ai ouïe dire qu’il avait une filiation indirecte avec Caligula, l’empereur tyrannique et mégalomane qui se prenait pour Jupiter… m’étonne pas !).

Saint-Denis, cité paradisiaque et diadème de l’idéal multiculturel. Dans cette majestueuse enclave, béni de la bienveillance d’Allah, les habitants vivent dans un amour transcendant de leurs prochains. L’ensemble des cultures et ethnies y est brassé à l’image de la cosmogonie universelle. La population est unie, tel le firmament d’une pureté inégalée. Personne ne fait attention à la couleur de la peau, comme dans le village insouciant des Schtroumpfs, tout en étant à la fois, le village dans les nuages. Saint-Denis, c’est un peu comme dans la famille « Arnold & Willy ». L’art de vivre des Dionysiens est un bouquet de fleurs somptueux, composés de sollicitude, d’harmonie, d’écologie, de sociétalisme, d’altruisme, de plénitude d’esprit, d’amour des choses savantes et d’études consciencieuses, de serviabilité et de commerce équitable labellisé Max Havelaar. La baguette réactionnaire, le croissant néopétainiste et le camembert néopoujadiste ont été éradiqués des boulangeries et épiceries qui désormais proposent, sur leurs étalages purifiés, des sandwiches grecs libéralisateurs, symbole d’ouverture d’esprit au monde. Les arbres fleuris et le gazon verdoyant, impeccablement tondu, vivent dans une paix délicieuse. Les infâmes pigeons, vautours de souche, qui chiaient à tout va, représentatifs des excréments idéologiques de Droite, ont été remplacés par de magnifiques blanches colombes directement importées d’Israël, la terre élue de Dieu, représentatives des rubis idéologiques de Gauche. Ces blanches colombes ne ressentent aucune appréhension envers les Dionysiens attentionnés et aiment à se nicher sur leurs délicates épaules. Saint-Denis est la véritable cité de Dieu, à en faire larmoyer saint Augustin. Saint-Denis est un joyau écarlate, serti de mille feux sublime. Saint-Denis est la Jérusalem Céleste, cadre idyllique divin qui se manifeste dans sa plus pure perfection. Mais…
Régulièrement, des sections d’assauts, pliés à la volonté criminelle du Shogun Brice Hortefeux, seigneur de guerre sarkoziste, déploient leurs forces pour y semer leurs cortèges de morts et de désolations. Je n’ose à peine vous détailler toutes les exactions de leurs folies animales, mais je vais quand même m’y atteler pour mieux que vous ressentiez le caractère absolutiste et ultradroitard de ces horreurs. Meurtres arbitraires, viols collectifs à la queuleuleu, arrachages d’ongles si mal coupés, épurations ethniques et botaniques, et des actes barbares que j’ose à peine imaginer… euh, qu’on ose à peine imaginer comme de placer le bout d’un lance-flamme directement dans la bouche d’un innocent, souvent métissé, d’à peine cinq ans et sans-papier (donc de gauche comme par hasard), sous le regard horrifié de sa mère et des blanches colombes, qui déjà ne percevait plus les allocations familiales à cause du régime en vigueur (aussi bien la mère que les blanches colombes juives !).
Mais jugez de vous-même, ce dont, MOI, Gérard Miller, fut le témoin oculaire, rapportant au péril de ma vie, tel BHL au Kosovo, ce que les médias officiels vous dissimulent.

Un M3 Panhard, véhicule militaire terrestre de transport de troupes, avec sur son flanc droit, un graphe au pochoir du visage d’Éric Zemmour, déboula avec furie sur le parvis de la basilique de Saint-Denis, dernière demeure des ces Nosferatu de Roi de France, lis de l’humanité, bourreaux du peuple, qui cependant le méritait un peu, car un peuple qui s’obstinait dans le refus de se métisser selon nos convenances actuelles.
Une dizaine de fantassins, équipés de différentes armes d’assaut, prirent pied sur la surface marbrée, puis se placèrent en formation sous les ordres de leur supérieur hiérarchique, cette ordure de colonel, le dénommé Marcel Ticq.
À la vue de cette démonstration de force, les Dionysiens prirent peur et se sauvèrent dans l’hystérie la plus totale.
— Ah, ah, ah… à l’instar d’un Fabius, je vois que l’on a des choses pas très catholiques à se reprocher ! dit le colonel. Soldats, écrasez-moi ces racailles gauchistes ! Je ne veux aucun survivant ! Les juges et les lois, ça m’fait pas peur, c’est mon fils ma bataille, fallait pas qu’elle s’en aille ! FEU !
Un Armageddon de balles traçantes faucha plusieurs badauds sur leurs passages, sous les regards jouisseurs et torves de leurs commanditaires. Le canon automatique 20 mn du M3 Panhard se mêla de toute sa haineuse férocité aux exactions sadiques des « brigados della muerte » Sarkozienne. Les corps des martyrs s’entassaient comme des monticules de choucroute que les enfants façonnent dans l’espoir de retarder le moment de leur amère ingurgitation. Le sang des innocents se répandait comme une diarrhée frénétique avant d’avoir pu atteindre la cuvette des toilettes d’un voisin lors du réveillon du 31 décembre. Les cris de douleurs et les pleurs de terreurs cacophonisaient comme un enfant ayant subi l’ultime injustice de ne pouvoir aller voir « Ratatouille » au cinéma à cause de l’incompréhensible refus paternel. Un de ces jours les plus sombres de notre histoire qui n’étaient pas sans rappeler l’abjecte persécution des protestants… euh, que subissait le mignon Titi, jouet des caprices carnassiers du matou « gros minet », ou du réalisateur JUIF Roman Polanski, cible injuste de l’inquisition médiatique. QUE DE FOLLES INJUSTICES DANS CE BAS MONDE !
Las de jouer à la Saint-Barthélémy, notre division Charlemagne laissa souffler leurs armes et contempla comme une révélation l’horreur commise au nom de SARKOOOZZZY !

Un homme, armé d’un enregistreur numérique, s’approcha de la troupe d’élite.
— Halte, citoyen ! À genoux, les mains derrière la tête ! À présent claquez du bec, en secouant vos plumes avec, avec beaucoup d’entrain, et des coin-coins ! dit le colonel.
L’homme obéit à l’ordre du gradé.
— Fouillez-le, soldat Labite !
Labite s’intronisa dans les profondeurs de l’homme et en retira un larfeuille épais.
— Tenez, mon colonel.
— Hum, voyons voir… Desouche ? Vous êtes François Desouche ?!
— Oui, colonel !
— Mais relevez-vous, bon sang ! Je suis un de vos plus fermentés admirateurs ! Si j’existe, j’existe, c’est d’être fan, c’est d’être fan ! Soldats, applaudissez comme il se doit le citoyen François Desouche !
Clap, clap, clap… bravo… clap, clap, clap… vous êtes un génie… clap, clap, clap… un esprit vif et intelligent au service d’une cause noble et juste… clap, clap, clap… ma fille vous adore… clap, clap, clap… ma femme crie votre nom au lit… clap, clap, clap… mon caniche nain s’appelle François… clap, clap, clap.
— Que nous vaut l’honneur de votre présence ? dit le colonel.
— Je suis venu dans l’espoir que vous m’accordiez une courte interview que je publierai sur mon blog.
— Mais volontiers, citoyen Desouche ! Danse avec moi, si tu crois que ta vie est là, ce n’est pas un problème pour moi, François, je te veux, si tu veux de moi ! Je vous écoute !
François Desouche, bien qu’il ne l’a jamais prouvé à personne, s’apprêtait à poser sa première question, lorsque…
Une douce et angélique petite enfant, née sous un autre soleil, accompagnée de son chihuahua, avait survécu à cette folie meurtrière et à ce carnage Maotesque… euh, Berlusconiste. OOOHHH, sordide maladresse des innocents tourmentés, elle avait eu le tort de se faire remarquer par un des soldats du colonel Marcel Ticq.
— Colonel, là-bas, une salope d’enfant noire et son clébard nous narguent et mettent en péril la sécurité publique et la légitimité de l’empire républicain !
— À vos armes, soldats ! Incarnons encore une fois le mal absolu et soyons racistes jusqu’au tréfonds de l’âme, mes pioupious ! Aimons-nous vivants, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent ! FEU !
Un orchestre de salves joua sa sonate sanglante. Je les ai vus ses sales balles. Elles filaient avec résolution vers ce petit chérubin. Dans mon indicible désarroi, le temps paraissait ralentir. Les balles n’étaient plus qu’à quelques mètres de leur impact, à quatre mètres… à trois mètres… deux mètres… et… un miracle se produisit. Là, il était là, fier et aristocratique comme un chameau. Je l’ai vu, je l’ai véritablement vu… c’est… à son évocation, mon rythme cardiaque s’emballe, ma voix se noue et mes pensées se troublent… c’est… c’est… c’est qui ?... c’est le superhéros SUPERABZA !
SUPERABZA, dit Musul-Man, était apparu juste avant que les balles puissent accomplir leurs funestes taches envers le petit chien (pour la petite fille, c’était trop tard). Il les bloqua toutes en bombant le torse, puis émit un léger sourire narquois, qui en disait long… sur quoi ? Je ne l’ai jamais su, mais ça devait être sacrément transcendant !
Il était drapé d’une djellaba sombre comme l’ombre de la mort et coiffé de sa capuche sombre comme l’ombre de l’ombre de la mort. Sur le torse, un logo doré entouré d’un cercle avec à l’intérieur une inscription en arabe qui se traduisait par « Toute la puissance du coran au service des enfants d’Allah ». Dans le dos, un couscoussier trafiqué avec des lames affutées tenu en bandoulière et qui servait de shuriken.
Il s’était laissé pousser les « poils du prophète » dans la pure tradition islamique. Son visage buriné exprimait à la fois une dureté et une quiétude témoignant d’une vie intérieure profonde et d’une foi inébranlable, qu’intensifiait un regard cinglant à fouetter les chiens d’infidèles.
Mais qui est SUPERABZA dit Musul-Man ? D’où vient-il ? Que veut-il ? Formidable superhéros des temps nouveaux ?
SUPERABZA naquit du croisement d’une belle Algérienne de seize ans et d’un djinn du djebel (d’un point de vue scientifique, c’est impossible, mais islamiquement parlant, c’est tout à fait plausible). Tôt dans sa jeunesse, SUPERABZA prit conscience de ses superpouvoirs, qui consistait en fait qu’à deux superpouvoirs : un corps d’acier que rien ne transperce et le contrôle mental d’arme de jet, y compris l’urine. Il avait un port altier, un corps puissant que n'importe quelle femme BLANCHE aurait le désir insurmontable de lécher pendant des heures et des heures… et des heures… et des heures… et des siècles. Sans le vouloir et d’un naturel désarmant, il pouvait transformer n’importe quelle femme en esclave sexuelle et ménagère soumise, acceptant dans la plus saine des dignités féminines, la sainte polygamie qui lui est due. Dès lors, rien d’étonnant qu’il enrage ces sales porcs de souchiens, eux, qui ne peuvent que lever des Germaine et des Gertrude, pouah !, ou des beautés seulement s’ils sont riches, et encore, jamais ils ne connaitront les extases sexuelles que des femmes, pour qui vous êtes DIEU, ont à offrir (d’ailleurs, voilà le vrai fond du problème raciste en France : la jalousie sexuelle ! Ce n’est pas qu’ils enlèvent le pain de la bouche des Français dont ils ont peur, mais qu’ils enlèvent le vagin de la bouche des Français ! Et ils n’ont pas tout à fait tort ! MOI ça va, je n’ai pas peur… je suce des bites ! Et de ce côté-là, le coran est très clair : interdiction de bouffer du porc ! Donc je n’ai aucune raison d’être raciste). Mais revenons-en à notre Dieu et nos racistes.
— Qui es-tu, bicot, pour t’interférer face à la volonté de l’impérialisme républicain et de ses sveltes représentants ?!
Le colonel ne reçut pour réponse qu’un sourire dédaigneux mérité.
— M’en vais t’apprendre la courtoisie française, moi ! Soldats, montrez à ce vil malappris bougnoulisé, ce qu’il en coute de défier l’empire, sa Sainte Trinité et sa culture du beaujolais nouveau ! Des petits trous, des petits trous et encore des petits trous ! FEU ! dit le colonel.
SUPERABZA stoppa de son dôme thoracique, et sans fournir le moindre effort, la pluie de projectiles. Il avait l’air de s’ennuyer.
— Putain ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! Ce mec est too much, ce mec est trop ! dit le colonel.
À la vitesse d’un godet d’alcool de poire descendu par ce poivrot de soldat Labite, SUPERABZA décrocha le couscoussier de son dos et le jeta en l’air d’un geste vif et net. L'ustensile culinaire s’immobilisa à deux mètres de lui, suspendu comme par magie, au grand étonnement de la troupe.
SUPERABZA inspira une grande bouffée d’air, puis l’expira d’un coup comme une technique secrète de Chi-Kung. Le couscoussier tournoya sur lui-même de plus en plus vite les secondes passants, puis SUPERABZA éructa son légendaire cri de guerre : « GAAARRRBBBIIITTT POWER ! ». Le couscoussier fila vers les soldats à la vitesse d’un dromadaire au galop qui s’était fait latter les couilles pour adultère par les autorités islamiques nigériennes.
Le premier à s’être fait charcuter est le soldat Labite. Alors lui, il portait bien son nom ! Il s’est fait avoir comme un gland. Le couscoussier les a massacrés les uns après les autres. De la boucherie industrielle hallal, qu’il en a fait mon adorable SUPERABZA ! Ça giclait de toute part, tel un pack de canettes d’Orangina sanguine qui avait été secoué pendant une heure. Un spectacle réjouissant et révolutionnaire comme on voudrait en voir plus souvent. SUPERABZA avait épargné le colonel, mais pour mieux que celui-ci déguste la terreur de l’inéluctable.
Le couscoussier s’arrêta, en continuant de tournoyer, à cinq centimètres du goulot de Marcel Ticq, qui par le plus miraculeux des hasards, n’en avait plus rien à branler de l’empire républicain, préférant l’empire céleste d’Allah si celui-ci avait l’aimable intention de se manifester dans les plus brefs délais. Le couscoussier recula d’un mètre, puis fusa sur sa proie. Il sectionna la main gauche du colonel Marcel Ticq.
— C’est intelligent, ça ! Bravo, j’applaudis ! Donne-moi ta main et prends la mienne, mais oui mais oui l’école est finie !
Le couscoussier fit de même à sa consoeur. L’hémoglobine gerbait comme un geyser de sang impur.
— Ah ça, c’est malin ! Comment, j’me torche moi maintenant ? Avec les pieds ?! Putain, les ratons, vous avez vraiment que des idées de mongoliens ! Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con !
Le couscoussier trancha le pied droit au niveau du mollet.
— Putain, mes Rangers dédicacés par le général Bigeard ! Enculé !
Le couscoussier découpa la jambe gauche en dessous du genou.
— Tu me prends pour passe-partout ?
Puis le couscoussier zébra pendant de longues minutes le torse du colonel qui braillait d’intenses douleurs, pendant que je me braquemartais, l’œil avide de cette divertissante exécution.
SUPERABZA s’approcha d’un pas tranquille vers le colonel qui ressemblait à un arroseur automatique de sang pour les jardins de l’enfer et s’arrêta à un mètre de lui. D’un claquement de doigt, le couscoussier vint se replacer dans son dos.
— AAAHHH… Allô maman… bobo, maman comment… tu m’as fait… j’suis pas beau… t’en fais, pas… mon p’tit loup… c’est la vie, ne pleure… pas… oublie-les, les p’tits cons… qui t‘ont fait ça… écoute les orgues… elles jouent pour toi… il est terrible… cet air-là… AAAHHH… j’espère que tu aimes… c’est assez beau non… c’est le requiem pour un con… je m’présente… je m’appelle Henri… j’voudrais bien… réussir ma vie… être aimé… AAAHHH… être beau… gagner de l’argent… puis surtout être… intelligent… mais pour tout ça… il faudrait que j’bosse… à plein temps…
SUPERABZA, que la chanson française insupportait, donna le coup de grâce à l’ignominieux colonel Marcel Ticq en le décapitant à l’aide de son Khanjar. La tête roula quelques centimètres.
— Et j’vis comme… une boule de flipper… qui roule…
SUPERABZA, pour être certain que le mal ténébreux intrinsèque et génétique du raciste Marcel Ticq ne puisse plus ôter la vie des âmes pures des Dionysiens, écrasa de dix grands coups la tête de ce fils de pute !

Voilà, c’était l’auguste légende de SUPERABZA, une histoire véridique, sous le contrôle de mon beau-frère huissier de justice et comme je vous l’avais promis en sous-titre, ça finit humainement bien ! Les méchants sont morts et les gentils roucoulent sous de splendides oliviers du Maghreb.


FIN du racisme


Gérard Miller, psychanakyste reconnu et irréfutable, fakir-psychonaute, professeur de diabolisation et victimisation, magnétiseur, chroniqueur de télévision et radio, magie persane, professeur de propagande des causes futiles et secondaires, yoga du genou, professeur de maitrise de l’éjaculation précoce, magie d’amour sénégalaise (retour de l’être aimé ou violé), conseiller en trafic d’influence, saignée moyenâgeuse, coach en séduction, nécromancien, chef de cellule d’un réseau trotskorotschildien, écrivain en germination, méditation transcendantale, divination (spécialité : entrailles de ragondin), cours de torture sur réactionnaire, cours de révolution festive, prestidigitation avec des pigeons, cours d’indignations citoyenne, désenvoutement des tortues d’aquarium et humaniste tolérant, humble, diplômé et assermenté à 450 € de l’heure, payable en début de séance (carte bleu visa ou mastercard, chèque, chèque-vacances, ticket resto, virement bancaire suisse, ticket resto-U, ticket promotionnel de Carrefour et livre rouge de Mao acceptées ; N’accepte que des clients humanistes de gauche, prévoir preuve à l’appui).

P.S : ce texte a reçu l’agrément de mon réseau trotskyste.

P.S II : quiconque réfute l’authenticité de cette histoire est un antisémite notoire.

P.S III : Je viens de lire pour la première fois le CGB. Je n’ai qu’une chose à dire : PUTAIN, QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE BLOG DE MERDE ! BANDE DE FACHOS ! JE VOUS SOMME D’ENLEVER MON BILLET DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS SOUS PEINE DE VENDETTA JUDICIAIRE !

samedi 5 juin 2010

3D TV : préparez-vous à en prendre plein la gueule !


Ce midi au lieu de boustifailler au boulot, je suis allé me Pinaulter à la FNAC, mon temps de cerveau étant disponible. Alors que je n’avais pour but que de compléter ma collection de Molière, de San-Antonio et de Cioran, ce que je fis tout de même, j’ai été flâner du côté des écrans plats pour me renseigner en vue de remplacer mon tube cathodique préhistorique, même pas 16/9 et 100 hertz ou méga, chais pu, d’une marque improbable, certainement montée par des esclaves asiatiques mineurs, que connait peut-être Frédéric Mitterand, dans une usine clandestine de Taiwan (il paraitrait que certaines font à la fois usines de montage et bordel pédophile pour bourgeois occidental en manque d’affections).
Prévoyant la fin de l’ultimatum de la télévision numérique terrestre sur la réception par voie hertzienne d’ici un ou deux ans, je ne sais plus, j’étais en train de mater tous ces écrans, ne comprenant rien au jargon de ces sales bêtes, jusqu’à tomber sur ce qu’il parait être la nouvelle révolution (et pourquoi pas : insurrection ?) en la matière : la télévision 3D. C’est le même principe qu’avec le film « L’étrange créature du lac noir » des années 80, diffusé par Eddy Mitchell et sa « dernière Séance » avec des lunettes en carton achetées chez les marchands de journaux. Sauf que cette fois-ci, c’est de loin bien plus convaincant. J’ai visionné en relief un film d’animation de type Pixar. Lequel ? Pfff ??? L’image combiné aux lunettes génére un effet de profondeur saisissant. Les personnages d’animation proches de la caméra subjective sortaient carrément du téléviseur, genre la moitié du personnage. C’est là qu’un disciple de la secte des écrans plats, le genre je m’y connais autant que la Mairie de Paris en pot de vin immobilier pour obtention de permis de construire, m’a inculqué en dix minutes ce que je n’aurais jamais appris seul sur le sujet de toute ma vie… puisqu’à la base, je m’en branle.



Déjà, il m’a mis au parfum que quelques matchs de la coupe du monde seront diffusés sur ce mode (dédoublement décalé de l’image) et qu’à long terme toutes les productions audiovisuelles, aussi bien DVD Blue-ray et émissions de télévision, pourront être visionné en relief. Ensuite quand les bébêtes passeront en 400 ou 600 Hz ou mégahertz, chais pu, alors que là c’était du 200, l’effet relief va s’accentuer parait-il. Et tout ça, clamé avec une expression lyrique digne d’un Luchini nous parlant de Nietzsche, mais adaptée aux écrans plats, par mon nouvel ami, un genre de scientologue de la technologie numérique, qui pensait me faire partager son amour irraisonné du pixel en relief.
Lorsque je lui ai fait comprendre que ça suffisait comme ça, que je n’avais pas besoin d’en savoir plus, et que je lui demandai, poliment et gentiment, en l’appelant monsieur, et tout et tout, s’il pouvait m’indiquer où se trouve les rayons littératures, il m’a scruté d’un drôle d’air, prononcé dans la condescendance, et m’a envoyé à l’autre bout de ce fanum dédié au dieu « consommation » sur un ton proche de… pfff… la littérature… pfff… par là-bas, connard ! Peut-être que ce guignol n’est point perdu, que son âme sera un jour sauvée. Certainement, le jour où la littérature passera en 3D, qui sait ?
Cet après-midi, je me suis amusé à extrapoler la télévision dans dix, vingt ou trente ans, pendant que mes collègues redoublaient d’efforts pour abattre leurs taches professionnelles, ainsi qu’une partie des miennes, étant trop dissipé mentalement pour m’occuper du réel.
Imaginer une Laurence Ferrari en 3D dans votre salon vous annonçant les sempiternelles mauvaises nouvelles avec le sourire. Ou alors des émissions racoleuses saturées de bimbos où seuls leurs gros nichons, avec possibilités de réglages selon les gouts, trôneront dans votre salon. Imaginer un documentaire d’Arte sur la Shoah ou sur Gaza avec des cadavres en reliefs flottant dans votre salon. Un futur Zemmour ou Naulleau en train de descendre un invité avec l’impression que c’est vous qu’il engueule.
Imaginons maintenant avec l’arrivée des puces électroniques quantiques, des microprocesseurs capables de calculer en deux minutes ce qu’aujourd’hui plusieurs Deep Blue chais pu combien d’IBM en réseaux calculent en un million d’années. Du quantique capable de calculer des images de synthèses bluffantes de réalités. Rajouter à ça des combinaisons équipées d’électrodes capables de déclencher des sensations physiologiques et grandement aidées par l’effet subjectif d’une réalité virtuelle à s’y méprendre. Imaginer des films pornos en images de synthèses et en mode « virtual sex » où une future Sasha Grey vous fera littéralement éjaculer (les combinaisons seront équipées de réservoirs à foutre. Ne vous inquiétez pas). Imaginer des films comme Matrix où un agent Smith passe en mode Kung-fu et vous décoche un mawashi-geri retourné dans la gueule ou un film comme la Haine où Vincent Cassel vous braque un python entre les yeux. Imaginer un SAW 47 torturant de pauvres blaireaux, car ils l’ont bien mérité, dans votre séjour ou alors dans votre pieu avant de vous coucher … imaginer les crises cardiaques.
Ma vision prophétique : une dictature technologique où la réalité virtuelle est capable d’un réalisme si époustouflant qu’elle deviendra la seule et unique socio-culture de l’être humain, achevant d’aliéner son esprit définitivement et durablement. Alléluia !