mercredi 27 août 2008

Un scoop dévastateur



Depuis déjà quelque temps, le CGB vous a habitué aux scoops de premier choix, là où les torchons officiels et les sites web d’informations soi-disant indépendants échouent à merveille. Poursuivant cette logique, un jour où l’autre, on nous considérera comme des incontournables de la toile. L’interview proposée aujourd’hui, qui restera gravé dans les annales du vrai journalisme d’investigation, est un raz de marée, une apocalypse nucléaire, une dévastation totale. J’ai hésité à la publier, allant même planquer mon papelard dans un coffre sécurisé d’une banque privée prestigieuse d’un quartier de la haute bourgeoisie parisienne (en territoire ennemi et ça m’a couté bonbon). Ces derniers jours, des yeux ont poussé derrière ma tête à l’affut de tout danger potentiel. D’habitude, j’évite ce genre de contexte et de sa pression résultante. Au fil de l’entretien, et peut-être dès le début, vous reconnaitrez la personnalité jusqu'à pulvériser le moindre doute sur son identité. J’en suis persuadé. Cela dit, je passerai sous silence son nom pour rester inattaquable par les voies judiciaires. Quant au reste, j’en cours le risque… je savais à quoi m’en tenir lorsque je suis devenu de la crème cégébienne. Le CGB possède des agents insoupçonnables infiltrés dans tous les réseaux de pouvoirs souterrains. Notre œil scrutateur fixe les arcanes occultes de la politique, de la finance et des médias. La semaine dernière, un de mes contacts m’a proposé une rencontre « qui ne se refuse pas » avec « Témoin X », dont l’identité m’a estomaqué sur le moment. La taupe m’a exposé brièvement la nature des révélations qui seront évoquées. Depuis, des nuits blanches ont peuplé mes journées, excité par cette occasion en or rarissime.
Voici le compte-rendu littéral de ce moment fracassant, ainsi bien sûr que l’interview.

Nous avons rendez-vous dans un hôtel miteux de Malakoff à la périphérie proche de Paris dans la banlieue sud. Au téléphone, Témoin X m’avait expliqué que la récente DCRI (direction centrale de la sécurité intérieure) surveille tous les établissements luxueux. Je suis arrivé une demi-heure à l’avance pour bien repérer les lieux en cas de complication imprévue. La chambre pue la moisissure. La blanchisseuse est une salope à qui je ferai bouffer les draps dégueulasses en forçant à coup de tatane. Le mobilier vétuste se compose d’un lit, d’une table de chevet, d’une petite table et de deux chaises, et d’une armoire. Même pas un téléphone.
Je prépare le matos de pointe : un calepin, un crayon à papier, une gomme, un rouleau de ruban adhésif, un enregistreur vocal et un Beretta neuf millimètres. Elle m’avait ordonné de proscrire tout système d’enregistrement quelconque. Je prends le flingue, enlève le cran de sureté et le scotche avec son holster sous la vieille table mitée et crasseuse, le canon pointé vers la porte. Je plaque le mouchard numérique à côté du calibre et le fixe à son tour. Vite… j’astique les meubles à l’aide de plusieurs kleenex trempé avant d’accueillir mon hôte, habitué à un autre style de convenances.
TOC, TOC… toc… toc… TOC.
Le code convenu ! J'enclenche le bouton record du mouchard, puis j’attrape ma flasque de bourbon et m’en envoie une franche rasade dans le gosier pour redoubler de courage. Je file vers la lourde, prends une profonde inspiration, puis l’ouvre avec une discrétion assurée.
Témoin X se faufile à l’intérieur avec la furtivité d’un adepte du ninjutsu. Elle porte tout l’attirail des célébrités féminines qui veulent passer incognito dans une foule : lunette noire, un fichu sur la tête, grand châle usé et enroulé autour du cou, et fringues sobres aux couleurs lugubres. Elle a l’air apeurée comme un fugitif en cavale, avec à ses trousses toutes les puissances de sécurité de la nation, des forces spéciales ultra-secrètes de l’armée jusqu’au garde champêtre. Je la rassure en lui posant une main sur l’épaule.
— NE ME TOUCHEZ PAS ! m’aboie-t-elle d’une voix tonnante et impérieuse, tout en éjectant ma patte d’un geste virulent.
— Excusez-moi. Je n’aurai pas dû.
— J’aimerais que ça dure le plus rapidement possible. Je voudrais éviter que quelqu’un s’aperçoive de mon absence.
— Très bien, alors commençons sans perdre une minute. Asseyez-vous, je vous en prie.
Elle se calme enfin et se met sur son séant. Je vois à sa moue que sa chaise lui provoque un inconfort éprouvant. Elle enlève son camouflage devenu pour l’instant superflu. Je la trouve aussi magnifique que sur les photos, ni plus ni moins. On a beau la détester, mais je comprends pourquoi sa beauté a su en faire bander plus d’un. Elle nous l’a souvent prouvée la gourgandine.
— Comme vous le voyez, j’utiliserai que le matériel ici sur la table. Rien d’autre, mentis-je effrontément.
— Je vous fais confiance comme à notre ami commun.
— J’avoue qu’une grande stupeur m’a saisi quand il m’a entretenu sur le sujet que nous allons évoquer.
— Je comprends… et croyez bien que j’éprouve de la difficulté à me confier à un inconnu.
— Je n’en doute pas… alors, commençons au plus vite.
— Bien, j’écoute vos questions.
Je saisis le crayon à papier, ouvre le calepin et attaque l’interrogatoire minutieusement préparé.
— J’aimerais d’abord que l’on débute par votre rencontre. Bien sûr, les médias en ont fait leurs choux gras pendant de longues semaines, mais vous savez les sources officielles… de plus, on a eu droit qu’à des détails insignifiants.
— En vérité, tout est faux. Notre rencontre est une fable pour les gogos, et de nos jours ça fourmille, orchestré par nos agences de communications respectives. En fait, à la base, cette entente vise l’objectif d’entretenir la stabilité de l’image traditionnelle de son poste particulier auprès du p… public. L’offre s’avérait alléchante, car j’y trouvais mon compte aussi bien d’un point de vue financier que pour la voie royale de la gloire. Au début, ma réputation en a pâti, mais je m’en moque fichtrement. La plupart des femmes auraient accepté sans se poser de questions. Ensuite, grâce à une propagande récurrente, une majorité du p… public a commencé à s’habituer peu à peu. Je n’en dis pas un peu trop, là ?
— Vous vous doutez bien que les internautes devineront très vite vos identités respectives. L’important est de rester discret sur les noms, les lieux, les dates et les dénominations de fonction professionnelle. D’accord ?
— OK.
— Allez-y continuer.
— Donc, je disais que le public, au bout d’un moment, accepte tout avec un bon bourrage de crâne.
— Au-delà du contrat, est-ce que cette nouvelle situation s’avère bénéfique ? Quels sont les privilèges ? Est-ce parfois oppressant ?
— Il y a une chose de très appréciable… tout devient gratuit. Comme le rêve d’un enfant qui fantasme sur l’idée de se retrouver seul sur cette planète avec tous les biens matériels à son unique et entière disposition. Et puis aussi, les gens vous octroient une déférence et des dithyrambes sans commune mesure. C’est très agréable quand vous êtes narcissique.
Elle remarque mon étonnement que j’ai laissé entrevoir à cause de sa soudaine franchise et de son cynisme.
— Vous croyez quoi ? La motivation première de ce genre de métiers, loin devant l’argent qui vient en second, est d’être considéré par une partie de ses contemporains comme des demi-dieux. Quoi de plus jouissif dans la vie ? C’est aphrodisiaque. Rien que les causes humanitaires, devenues incontournables dans nos milieux, ont pour but le narcissisme. L’humanisme demeure le pinacle d’une image médiatique éblouissante. La fée clochette qui vous transforme en « humain admirable » de sa baguette enchantée. Une sorte de grand œuvre alchimique, mais seulement en apparence. Peu de célébrités semblent conscientes de ce fait. La majorité se ment à elle-même, mais derrière tous ses sentiments mielleux trône le flamboyant et majestueux narcissisme.
— Je m’en doutais !
— Ensuite, votre vision de la chose compte. Si vous êtes sur le mode : bien ou mal ? Vous vous trompez de question. La juste interrogation est : bon ou mauvais pour soi ? Ça évite ou nettoie la culpabilité.
— Un point de vue intéressant… mais le narcissisme laisse aussi des dégâts psychologiques effroyables lorsque les gratifications s’évanouissent. C’est à double tranchant.
— Certainement, mais on lui résiste à grand-peine. Mais là, on s’éloigne du sujet… pour les côtés désagréables, on est contraint de contrôler en permanence son comportement et la moindre de ses paroles. Le pire reste le voyage protocolaire à l’étranger qui vient en prime se greffer à cette attention stressante. C’est épuisant. Seuls des as de la communication réussissent leurs prestations à coup sûr.
— Vous vous en sortez plutôt bien jusqu’à présent.
— Merci, vous êtes charmant. J’ai été formé à bonne école.
— Et les paparazzis, les journaux People, les fans ?
— Lorsque vous savez dealer avec eux, tout se passe pour le mieux. Une photo soi-disant volée de temps en temps ravit tout le monde. Le photographe touche, les journaux vendent et toi, tu entretiens ta célébrité, puis tu ramasses ton cash. Derrière, tu portes plainte pour sauver l’honneur et tu gagnes à tous les coups, car c’est prévu ainsi. Les journaux allouent des budgets conséquents rien que pour le judiciaire. Même nos avocats jubilent. Le système est bien huilé. On a parfois de vraies photos volées, mais ce sont de moindres tracas par rapport au bénéfice perçu sur l’ensemble. Pour les fans, certains sont trop engageants, un peu lourds et cassent le trip, mais j’ai toujours échappé au cas du psychotique qui fantasme une appartenance exclusive.
— OK, maintenant, venons-en au vif du sujet. Parlez-moi de lui !
Elle se sent soudain mal à l’aise et perd de sa confiance dans son regard.
— Bien, puisqu’on est là pour ça, me dit-elle un peu pâle, mais faisons vite… je vous en prie.
— Par précaution, appelez-le monsieur N. Ne vous en faites pas, si vous oubliez, je rectifierai à la rédaction de l’article.
— Monsieur N. ? Pourquoi ?
— Juste un kiff !
— OK, donc j’ai rencontré monsieur N. à une réception que donnait monsieur S., comme convenu, début décembre de l’année dernière. Comme je l’ai déjà dit à la presse, ses orientations politiques se situent à l’opposé des miennes, je racontais la vérité. Encore que je me trouve dans l’autre courant principal, plus par tradition de mon milieu de base que par conviction. Mais, en tout cas, nous avons comme point commun la même origine sociale… mi-bourgeoise, mi-aristocratique. Il n’est pas mon genre d’homme, mais je me suis laissé prendre au jeu. Et puis, ce qu’il représente envoute littéralement et sa confiance en lui inébranlable m’a séduite. Ce mélange fascine souvent les femmes. En clair, ce qui était au départ un contrat de bonne entente professionnelle est devenu réalité. Du moins, au début. Ensuite, les jours heureux se sont gâtés assez vite dès qu’on s’est marié le 2 février dernier pour se transformer en cauchemar au fur et à mesure.
— Comment ça s’est passé ?
— Un soir, lors de nos ébats conjugaux, il m’a proposé de jouer à des jeux un peu spéciaux avec lui, dit-elle en fuyant mon regard et en perdant de son éloquence jusqu’ici infaillible. Il me l’a demandé le plus naturellement et le plus tendrement possible, presque suppliant. Comme j’aime la nouveauté et que je suis un peu maso, j’ai acquiescé. Au début, les distractions demeuraient innocentes.
— C'est-à-dire ?
— Ben, des agréments classiques de couples en confiance qui tournent à la pornographie, parfois jusqu’à la salacité. Mais un jour, il s’est énervé, car d’après lui, je n’y mettais plus du mien. Ce qui était vrai, parce que ces séances malsaines, ça va un moment. Il m’a giflé et maitrisé, puis a commencé à nouer une corde autour de mon corps… euh… pour… euh… me bonder !
— Vous voulez faire une pause pour reprendre vos esprits ?
— Non, on a plus le temps. Juste un verre d’eau si vous avez ?
— Je n’ai sur moi que ma flasque de bourbon et je vous déconseille l’eau du robinet de cet hôtel.
— D’accord, mais un tout petit peu.
— Tenez, lui dis-je en lui donnant le remontant.
Elle le vide d’un trait.
— Ça va mieux ?
— Pas vraiment.
— Allez, encore un effort, c’est la dernière ligne droite. Donc les jeux ont tourné aux pratiques SM ? C’est ça ?
— Oui et de plus en plus répugnantes avec le temps. Il a commencé à m’appeler « Lassie, la chienne » et à me faire laper un bol d’eau pendant qu’il m’enfonçait des objets spéciaux dans mes deux orifices pourtant étroits.
— Comme quoi ?
— Les détails ont-ils vraiment de l’importance ?
— Au CGB, nous avons une règle d’or : rien ne doit être caché à nos lecteurs ! Déjà qu’ils ne comprennent pas tout…
— Ben, au début, il m’introduisait de simples godemichets… euh… mais ensuite des objets de plus en plus bizarre et parfois symbolique. D’un saucisson qu’il avait ramené du salon de l’agr… euh… à la pompe de son vélo de course… euh... en s’amusant à l’actionner avec frénésie, en passant par… euh… son bras de mannequin qui lui sert à y déposer toutes ses montres de grands luxes. Un jour, il m’a même introduit dans mon rectum une copie du traité simplifié de Lisbonne roulé en forme de tuyau… sniff… en chantant la chanson de Charles Trenet « Douce France ». J’éviterai de vous raconter ce dont j’ai dû endurer le soir de sa célèbre altercation publique dans une manifestation très populaire. Ainsi que… euh… le refus de la ratification d’un certain traité par un p… public étranger, conclut-elle en se répandant en une longue plainte déchirante.
— Allez, encore juste un petit effort.
Des larmes coulent sur son rimmel et laissent des trainées bleuâtres sur ses joues fardées. Elle ressemble à une petite fille infortunée qu’on a envie de consoler. Je ne la perçois plus comme avant. J’entreprends inconsciemment la tentative d’un geste de tendresse à son endroit, mais me ravise aussitôt.
—… sniff… un jour, il a convoqué son conseil des m… dans nos appartements privés et il m’a offert à ses convives… comment ils disent en banlieue, déjà ?
— Une tournante. Il vous a fait tourner.
—… sniff… voilà, il m’a fait tourner comme une vulgaire banlieusarde… moi, de descendance aristocratique ! Mais le comble de l’horreur se produisit le soir du 14 juillet. Il m’a… sniff… il m’a… sniff… scarifié… sniff… à l’aide d’un stylo à plume de sa collection… sniff… le message suivant…
Elle soulève son chemisier et me dévoile son abdomen torturé d’une inscription au caractère croûteux et sinueux : NUCLEARISER LA RACAILLE.
— On va s’arrêter là, lui dis-je en restant stupéfait devant autant de révélations époustouflantes, bien au-delà du topo pourtant alarmant de mon contact.
— Merci… sniff… c’est un malade…
Je repose mon crayon, mes doigts en compote et la main ankylosée par tout ce travail acharné, mais qui en valait la peine.
— C’est normal. Ne vous inquiétez pas, je vous assure l’anonymat.
— Je m’en fous maintenant. J’ai envie de mourir !
— Ne dites pas ça ! Pourquoi ne divorcez-vous pas ?
— Je ne peux pas. Il sait des choses sur moi que je préfère taire à jamais !
— Ah, bon ?
— Ne comptez pas sur ce scoop là !
— Désolé… un réflexe. Prenez un amant pour le faire chier !
Elle me fixe soudain de ses yeux écarquillés, l’air interloqué. Cette idée ingénieuse commence à germer dans son esprit troublé.
— Mais oui ! La voilà la solution !
Elle me regarde gratifiante.
— Et pourquoi pas vous ? De plus, vous êtes un homme du peuple sans origine sociale digne d’intérêt, ce qui le fera doublement criser !
— Oh là, on se calme !
— Même si physiquement vous ne cassez pas des briques, vous n’êtes pas non plus repoussant. Je vous paierai gracieusement s’il le faut. Et puis, une relation sexuelle saine ne me fera pas de mal… que je retrouve enfin ma dignité, me dit-elle en commençant à déboutonner son chemisier comme si ça allait de soi et que je n’avais pas mon mot à dire.
— Non, s’il vous plait, madame, ne faites pas ça.
L’idée restait toutefois alléchante, mais aussi annonciatrice de réactions en chaine cauchemardesques.
— Si vous le désirez, je vous taille une pipe ! J’en ai besoin, par pitié ! J’ai envie de me glisser à nouveau dans la peau d’une femme normale !
Vous connaissez sans doute le sketch de l’ange et du démon qui trônent au-dessus de chaque épaule et illustrent les bonnes et mauvaises pensées. Et bien, moi, je les ai vus, mais réellement vus.
L’ange me dit :
Ne commets pas ce péché ! Tu ne te le pardonneras jamais et soupèse les conséquences irréversibles de cet acte répréhensible par la morale chrétienne, même si la foi est absente de ton coeur !
À cela, le démon répondit :
On s’en bat la fourche de ton éthique religieuse ! Mais vas-y, mon salaud, ne te fais pas prier. Fais-toi pomper le nœud, mon n’veu ! Imagine un peu, lustré buccalement et goulument par la P… D… de F… ! Le rêve de tous les fils de pute avec une bite en âge de dégoupiller !
— Non, je ne peux pas !
Témoin X, insatisfaite par cette réponse, m’agrippe l’objet convoité par une prise ferme et solide comme si elle pratiquait la varappe.
Repousse-la, repousse-la… ne sombre pas dans ses noirs desseins… le diable la possède ! me dit l’esprit de lumière.
N’écoute pas cet éternel puceau et déchire-la comme le mâle dominant que tu es ! Au stade où elle en est, tu peux même la fourrer là où on prend la température, si tu vois ce que je veux dire ! Tu verras, c’est magique ! Allez, au boulot, mon brave. On ne fait jamais attendre une dame ! me répond le suppôt de l’enfer.
Je me lèche les babines. Qu’est-ce que je fais ? Je fonce ou pas ? Après mure réflexion et après avoir jaugé le pour et le contre, ma décision est prise et irrévocable…

Le lendemain, après avoir rédigé au propre mon article, je file vers la banque déposer ma bombe non conventionnelle.

vendredi 22 août 2008

John Davison Rockfeller : ploutocratie, philanthropie et eugénisme


C’est la teuf chez les illuminatis ! En effet, Exxon Mobil a encore explosé les bénefs avec un profit net de 11,68 milliards de la monnaie fiduciaire dominante, le dollar, pour l’exercice du second trimestre 2008. Le record mondial était auparavant à 11,66 milliards de dollars et détenu par… tintintintin… Exxon Mobil ! Chez les Rockfeller, on sait ce que ça veut dire le dépassement de soi.
Donc, comme l’occasion si prête, je vous invite à faire un petit tour du propriétaire de la plus grande dynastie financière contemporaine. Dans cet article, on se focalisera uniquement sur le début de l’empire au travers de son fondateur légendaire : John Davison Rockfeller. On attache sa ceinture, on présente son billet au contrôleur… et c’est parti.

William Avery Rockfeller Senior (1810-1906)
Le patriarche. Pas grand-chose à dire sur le zouave, à part que c’était un fermier et un escroc itinérant qui baladait sa roulotte, comme dans les westerns hollywoodiens, et tout et tout, pour vendre aux pauvres cons crédules sa camelote de médicaments miracles (pétrole dilué, huile de serpent). Flambeur invétéré et polygame, il abandonna lâchement sa famille pour faire du pognon sur les routes de l’ouest.

John Davison Rockfeller (1839-1937)
Ici commencent les choses sérieuses. John D. a très peu connu son papounet à cause de sa profession de marchand ambulant, ancêtre du télé-achat. Maman-gâteau, une baptiste fondamentaliste, l’éduqua avec l’idée que le devoir de tout chrétien était de faire des dons à l’église. N’importe quoi, eux ! Là où beaucoup de marmots rêvaient de devenir cow-boys ou shérifs, notre John D. fantasmait, déjà tout petit, sur le métier d’homme d’affaires. Pas normal, le môme. C’est à l’âge de douze ans qu’il a une révélation. Alors qu'il venait de gagner 1 $ après avoir travaillé dur, trois jours durant, pour un voisin à arracher des pommes de terre, il prêta à un fermier du voisinage, moyennant intérêt, son élevage de dindons. Celui-ci lui rapporta 3,5 $ de bénéfice. « Je compris, ce jour-là, qu’il est absurde de travailler pour l’argent : il faut que l’argent travaille pour vous »
En 1860, il se lança, avec un associé, dans le business de l’alimentaire via la création d’une maison de courtage. Très rigoureux dans les affaires et bénéficiant d’une réputation d’homme de confiance, John D. engrangea les pépettes avec brio. N’aimant pas se salir les mains, il déboursa 300 $ pour échapper à la conscription et évita ainsi la guerre civile de 1863. Néanmois, John D. saisit l’occasion pour vendre aux troupes fédérales du whisky à des prix usuriers. Il eut aussi l’idée d’investir ses profits dans des raffineries de kérosène, étant donné qu’une pénurie menaçait le ravitaillement en camphène de toutes les lampes à pétrole des États-Unis qui étaient produites dans le sud. L’argent s’amassa de façon spectaculaire sur le dos des soldats. La guerre offrait toujours de bonnes occasions aux opportunistes sans scrupules.
Un jour, il entendit parler d’Edwin Laurentine Drake, l’homme qui fora le premier puits de pétrole, et se rendit sur place pour examiner ceci de plus près. Visionnaire, il comprit de suite les formidables possibilités de l’exploitation pétrolifère et décida d’investir dans cette activité à l’avenir reluisant. Malheureusement, son associé était réticent, donc il racheta ses parts à hauteur de 72 500 $ et prit un autre camarade de joie, spécialiste des problèmes de pétrole.
En 1865, John D. racheta les parts de tous ses actionnaires et fonda la célèbre Standard Oil Company. Les couts à l'entrée étaient bas et le marché en excès produisant beaucoup de gaspillage. Il sentit l'inefficacité des petites entreprises, qui pour survivre, faisaient baisser les prix en dessous des couts de production et gênaient les plus grosses entreprises comme la sienne. Il inventa le principe de l’intégration verticale. Il s’agit de posséder tous les maillons de la chaine d’une activité : la source, la production, le transport et les autorités. Là où Standard exerçait, tous les gouvernements et entreprises de transports tombaient sous sa coupe. Avec la patience d’un mammouth en hibernation, John D. bâtit son empire brique par brique jusqu’à mettre sous son joug tous les pétroliers des États-Unis. La petite bébête qui monte, qui monte et qui fait guili-guili à coup de millions de dollars en corruption.
En 1880, Standard contrôlait 95 % du pétrole des États-Unis et 70 % du marché de la pieuvre se situait en Europe et en Russie et était le seul producteur de kérosène dans le monde. Ce monopole lui permettait de contrôler les prix et la surproduction. Il ne restait plus qu’à l’ogre d’accaparer les raffineries de pétrole. Ainsi, il organisa la « South improvement Cy », mais le projet sera décrété antidémocratique et John D. dut battre en retraite. Ne s’avouant pas vaincu, il décida de s’y prendre autrement. Il fit pression sur les raffineries pour les racheter contre argent et actions dans sa société. Il commença par les états de New York et de la Pennsylvanie et posséda toutes les raffineries de ces États. Cependant, la législation des États-Unis interdisait aux hommes d’affaires d’exercer des activités en dehors de l’état de leur domicile. Le problème fut résolu aux mains des juges qui réussirent à contourner les lois fédérales. La Standard Oil prospéra et toutes ses possessions furent regroupées en 1882 dans la Standard Oil Trust, qui effectivement était une société géante. Les actionnaires de la Standard Oil Company déléguèrent les activités de l’entreprise aux mains de neuf hommes de confiance, dont Rockfeller Himself. Le siège fut installé à New York.
Après avoir pataugé dans le pétrole, Rockfeller s’attaqua à l’automobile puis à l’aéronautique, multipliant au fil du temps considérablement sa fortune.
En 1902, on évalua que Rockfeller possédait à lui seul les deux tiers de la production mondiale de pétrole, 1/500 de toutes les richesses yankees et 1/2000 de la richesse mondiale. À la suite d’une série de poursuites fédérales concernant la loi antitrust, le monstre de Rockfeller fut démantelé et scindé en 34 parties dont les plus connus sont Conoco, Chevron, Esso et Mobil. La famille Rockfeller conserva tout de même le contrôle de toutes les sociétés de l’empire, ce qui revint au même. Quant au reste du globe, les lois antitrusts n’existaient pas.
Il prit sa retraite en 1896 en étant l’homme le plus riche des États-Unis et l’un des plus puissants du monde. Il est considéré comme l’homme le plus riche de tous les temps avec une fortune de 200 milliards de dollars actuels (pour l’époque c’est considérable, je ne pourrais même pas vous dire avec quel coefficient on pourrait multiplier ce chiffre pour qu’il concorde à 2008).
John D. croyait au bienfait de la démocratie, mais en tant que fable utile pour les bouseux. Il institua une formidable propagande à l’aide de Ivy Ledbetter Lee, le père de l’industrie des relations publiques, puis ensuite d’Edward Louis Bernays, l’homme qui lui donna ses lettres de noblesse, pour promouvoir les fantastiques légendes des bienfaits de l’industrialisation et du mythe du milliardaire philanthrope. Et tout ça, bien sûr selon les contes hollywoodiens, sans aucune corruption, malversation, répression, malhonnêteté ou tricheries de toutes sortes. Ben, non, voyons !
John D. donna environ 600 millions de dollars pour fonder l’université de Chicago, l’institut Rockfeller pour les recherches médicales et la fondation Rockfeller, destinée à promouvoir le progrès scientifique dans le monde. Ainsi qu’à différentes églises, hôpitaux, écoles, etc. Il avait l’habitude de se balader avec des pièces de dix cents qu’il jetait en aumône aux badauds.

Bakou et la Russie tsariste
Bakou est une petite ville au bord de la mer Caspienne, tout prêt de l’Afghanistan. À l’époque de notre intéressé, la moitié du pétrole de la planète provenait des gisements de Bakou.
En 1880, un boom pétrolier se produisit dans cette région, sous l’initiative des frères Nobel de Suède et des Rothschild de la branche française. John D. a déjà des billes, que dis-je, des calots, en Russie. Il fait tout en son pouvoir pour stopper la production et de s’en emparer. Le tsar Nicolas II refusa de céder aux caprices de l’homme d’affaires en restant loyal envers les Nobel et les Rothschild. Les champs de Bakou deviendront la cible d’attentats.
Bakou deviendra rapidement le centre stratégique crucial de la géopolitique de l’époque et appartint en 1913 à la Russie suite au traité de Golestan. La Turquie tenta de s’en emparer en 1914, trouvant sur son passage l’armée russe et l’Arménie. On connait la suite de l’histoire pour les Arméniens. L’empire Rockfeller mettra la main dessus après l’effondrement de la Russie tsariste. D’importants réseaux d’affaires reliaient l’élite de Wall Street à la Russie à la fin du 19 ° siècle. En fait, Rockefeller et ses collègues n’allaient prendre aucun risque. Ils financèrent et armèrent les deux côtés de la révolution bolchévique. Quand la révolution Russe se stabilisera autour de Staline au début des années 20, celui-ci fera cadeau de Bakou à un collègue et partenaire d’affaire de Rockefeller, un certain Averell Harriman, dont une des banques, la Brown Brothers Harriman était présidée par Percy Rockefeller.
Hitler rata l’occasion de s’en emparer alors qu’on la lui offrait sur un plateau d’argent. Ah oui, j’oubliais une petite chose. Pour transporter les ressources extraites de Bakou vers l’Asie, on doit traverser l’Afghanistan !

La petite passion de John Davison
Là où son Alter-ego Lionel Walter Rothschild se passionnait pour la zoologie, en particulier pour la collection d’oiseaux et de papillons, John D. cultivait une passion d’une tout autre nature.
Il acheta une église à son pasteur Baptiste, Thomas Dixon, qui se rendit célèbre par une vingtaine d’ouvrages à la gloire du Ku Klux Klan. En 1902, il finança la création du « General Education Board » qui aura pendant près de quarante ans une très forte et controversée influence raciste sur les institutions scolaires américaines. La même année, John D. et Averell Harriman firent un don de 11 millions de dollars au Cold Spring Harbor Laboratory. Cet institut sera construit sur un terrain appartenant aux frères Dulles (John Foster et Allan, futur créateur de la CIA et propriétaire d’United Fruit), et sera le tout premier laboratoire d’études eugénistes. C’est de là qu’apparaîtront les toutes premières lois de l’hygiène raciale. Enthousiaste, Rockefeller créa ensuite en 1909 un laboratoire d’Eugénisme sur un lopin voisin appartenant à Averell Harriman. Puis, en 1910, il finança et organisa l’Association pour la Recherche Eugénique. Et encore, la même année, l’Office des Données Eugéniques. C’est une passion ! En 1911, son ami et avocat John Foster Dulles résuma ainsi la science eugéniste : « en éliminant les membres plus faibles de la population, une race plus pure pourra être créée ».
C’était de ces instituts eugénistes américains que migreront vers l’Europe les thèses de la pureté de la race. En 1928, Rockefeller fonda en Allemagne l’Institut Kaiser Wilhelm d’Eugénisme, d’Anthropologie et d’étude de l’Hérédité Humaine. Parmi les sommités qui dirigeront les recherches de ce laboratoire, on retrouva les noms de Josef Mengele et Otmar Verschuer.

mercredi 13 août 2008

Les brèves pipolades du CGB HEBDO



Angelina Jolie
La star hollywoodienne, actuellement à l’affiche du film d’action « Wanted », a gravi un échelon significatif dans son noble combat humanitaire. Ainsi, la vedette a déclaré lors de l’émission du populaire Jay Leno : « Le jour où les hommes sauront se glisser dans la peau des êtres les plus démunis, les plus faibles et les plus malheureux, alors, ce jour-là, l’humanité sera un havre de paix et le paradis régnera sur terre. C’est pour cette raison, et avec l’autorisation de Brad, que j’aie livré mon corps au MS-13, le fameux gang latinos de Los Angeles. Je me suis fait indignement gang banguer par l’anus et sauvagement brutaliser dans des conditions ignobles. Ensuite, je me suis inoculé moi-même le sida et excisé le clitoris par solidarité envers les victimes de ces terribles fléaux. J’espère que les gens suivront mon exemple pour le bien de l’humanité ». À ces paroles, le public a acclamé la star avec un zèle immodéré.

Bono
Le chanteur de Rock le plus adulé de notre époque et grand défenseur des opprimés africain a subi un effroyable revers de fortune. En effet, l’associé du fond privé d’investissement Elevation Partners a transféré ses intérêts vers une banque offshore du Ghana, le nouveau paradis fiscal africain. Cependant, depuis peu, l’établissement financier s’enlise dans un scandale de gros sous lié à un important trafic de drogue et d’importations illégales d’art africain. Le gouvernement ghanéen, sous la pression internationale, a diligenté une enquête rigoureuse et gelé tous les comptes de la banque pour une durée indéterminée. D’après des sources sûres, Bono serait rentré dans une rage meurtrière et aurait déclaré devant des témoins : « Putain de fils de pute de bamboulas ! Il faudrait tous leur loger une balle dans le crâne à ces bonobos ! ». Il a fallu plusieurs personnes pour maitriser la rockstar qui s’apprêtait à se rendre à Downtown, le ghetto noir de Los Angeles, armé d’un calibre 9 millimètres et d’un fusil à pompe. Bono est actuellement interné en observation dans un hôpital psychiatrique après avoir tenté de se taillader les veines.

Amy Winehouse & Barack Obama
La chanteuse Amy Winehouse a été saisie d’un profond malaise et a dégurgité sur le spectateur assis en face d’elle, pendant une représentation exceptionnelle lors d’un gala annuel en faveur des enfants du Darfour et de Manhattan. Ce malencontreux incident n’aurait pas fait grand bruit si le spectateur en question n’était autre que Barack Obama. D’après des témoins oculaires, l’homme politique sentait le mélange de vomi et de Whisky, ainsi que quelques traces de poudres blanches grumeleuses qui contrastaient avec sa couleur de peau. Le candidat aux élections présidentielles américaines est resté stoïque et fut magnanime en déclarant : « Ce n’est pas grave… j’espère qu’Amy Winehouse se sent mieux. Vous savez… c’est aussi ça la politique ! ». Après cette mésaventure rocambolesque, Barack Obama a gagné dix points supplémentaires dans les sondages. « J’adore Amy et pour lui montrer que je ne lui en veux pas, j’irai à chacune de ses prestations vocales lors de galas de charité. D’ailleurs, j’ai demandé à mon directeur de campagne de programmer une dizaine de dates avant le jour fatidique des élections présidentielles. J’espère que je serai placé à la meilleure place ». Quel grand homme de cœur ! Dépêche-toi Obama… l’Amérique et un monde en souffrance t’attendent ! Yes, we can !

Madonna & Michael Jackson
Fort de son expérience avec les enfants en bas âge, Michael Jackson a été sollicité par la chanteuse Madonna pour s’occuper pendant quelques jours du petit David Banda, un enfant adopté de trois ans et originaire du Malawi. En effet, Madonna ne supportait plus la turbulence de l’enfant. Opération réussie ! L’enfant est retourné complètement métamorphosé chez sa famille adoptive. « C’est magique. Il ne parle presque plus et a le regard insouciant, un peu hagard, comme s’il vivait dans un rêve perpétuel. Michael sait s’y prendre avec les enfants ! », a déclaré la popstar. « J’utilise une méthode révolutionnaire d’introduction progressive et en douceur de la victime… euh… de l’enfant, un peu sur le principe pavlovien, puis pour chaque effort consenti, je le gratifie d’une sucette au chocolat au lait. », a déclaré à son tour la star qui espère redorer son blason depuis les accusations éhontées de pédophilie à son encontre. Pour le remercier, Madonna a fait jouer ses réseaux pour que le chanteur puisse adopter à son tour.

Morsay & Zehef
Les rappeurs français Morsay et Zehef, membres du collectif Truand 2 la galère, dont le succès est grandissant depuis les buzzs récurrents entretenus sur internet, ont été pris aux mots par une cinquantaine de membres des Boulogne Boys. Ces derniers se sont déplacés aux puces de Clignancourt jusqu’au stand des deux rappeurs qui malheureusement se trouvaient seuls à ce moment-là. Les Boulogne Boys ont improvisé une partie de chasse au gros gibier, laissant aux deux têtes de Turc, cinq mètres d’avance à cloche-pied. Ensuite, après une course-poursuite de deux secondes, les deux acolytes ont été sodomisés à l’enfilade sous les acclamations frénétiques de la foule. Les criminels se sont finalement évanouis dans la nature avant l’arrivée des forces de l’ordre qui à leur tour ont violé les deux souffre-douleurs en réponse à leurs injures répétées envers les policiers. Morsay, à peine remis de cette épreuve éprouvante, a déclaré : « On en a déjà vu d’autre avec Zehef… on est pas des tapettes, nous… on s’en bat les couilles ! ». Les rappeurs, que rien n’ébranle, ont refusé de porter plainte, préférant régler le litige à leur manière. « On va les fumer ces bâtards de fachos avec leur drapeau de ciste-ra… en écrivant un texte sur eux ! »

Ingrid Bétancourt
Une triste nouvelle, qui vient de nous arriver par l’agence Reuters, ébranle la planète. L’ex-otage des FARC (Faction Anale des Raclures Cocaïnomane), Ingrid Bétancourt, a été assassiné à 18 heures dans la bande de Gaza en Palestine. Une semaine après que les hostilités ont repris entre l’armée du Tsahal et le Hamas, Ingrid Bétancourt s’est rendue courageusement en terre sainte pour faire entendre raison aux deux parties belligérantes, afin de trouver une issue favorable au processus de paix. Ingrid Bétancourt est apparue en plein milieu d’une rixe avec un drapeau blanc et un porte-voix à la main, puis a déclaré : « Chers amis israéliens et palestiniens, je suis Ingrid Bétancourt et je suis venue en paix. Je vous en supplie… au nom de l’humanité que je représente, je vous en conjure… arrêtez les combats… trop d’innocents ont été tués… vous pouvez vivre sous le même toit comme deux frères inséparables… les Israéliens sont des Palestiniens comme les autres et les Palestiniens sont des Israéliens comme les autres ! Halleluah ! ». Après ce magnifique discours touchant de sincérité, la colombe de la paix fut criblée de balles par les deux camps à la fois. Ingrid que ton âme repose en paix dans la jungle luxuriante du paradis.

Dieudonné & Siné
Encore un acte antisémite odieux qui surclasse de loin les profanations du cimetière de Carpentras. Deux immondes étrons mous et fumants ont été découverts devant les portes du célèbre et tragique camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz. Les enquêteurs ont trouvé deux portefeuilles à proximité de l’infamie. La surprise était de taille lorsque les identités des deux propriétaires furent révélées : l’humoriste Dieudonné et le dessinateur satirique Siné. Les deux personnages avaient déjà illustré leur antisémitisme par le passé. Après une analyse ADN des excréments sur les lieux de l’effroyable crime et de ceux fournis sur ordre de la justice par les deux incriminés afin d’établir une possible analogie, les conclusions sont sans appel. Il s’agit bien des mêmes défécations humaines. Les réactions d’indignations sont nombreuses :
BHL : « Cet acte odieux est d’une cruauté sans nom. Bizarrement, ça ne m’étonne guère de la part de ces deux antisémites notoires. Vous verrez qu’ils auront encore des défenseurs nous déclamant que c’est un complot du Mossad qui, bien sûr, aurait drogué les deux antisémites au GHB le 8 aout dernier à 21 h 12, les aurait obligés à déféquer à 21 h 38, pris leurs portefeuilles à 21 h 40 et disposé devant Auschwitz le lendemain matin à 10 h 36. Ensuite, ils auraient contacté des journalistes pro-sionistes, que je connais personnellement, à 10 h 40 et les autorités polonaises, avec lesquelles j’entretiens d’excellentes relations, à 10 h 41. Ridicule et pitoyable ! Finissons-en une bonne fois pour toutes avec l’antisémitisme ! »
Simone Veil : « C’est une horrible nouvelle qui m’a glacé le sang. Plus jamais ça ! J’ai toujours été contre la peine de mort, même envers les pédophiles et les tueurs d’enfants, mais pour ce cas particulier et intolérable, nous devons faire une exception ! Après mon combat pour la lutte antitabac, je vais proposer la création d’une commission spéciale européenne afin d’interdire les défécations dans les lieux publics, y compris pour les animaux. Lorsque la loi sera passée, car elle le sera, toute défécation sera passible d’injures à caractère antisémite au tribunal pénal international. Bientôt, un “permis à point de défécation citoyenne” sera obligatoire ».
Philippe Val : « Pire qu’Hitler, Pinochet et Pol Pot réunis, Dieudonné et Siné l’ont fait ! ».

Frédéric Beigbeder
C’est au tour de l’écrivain français d’être enlevé par les FARC lors d’un séjour touristique en Colombie. Les ravisseurs ont envoyé à l’ambassade française de Bogota une cassette VHS y stipulant leurs revendications. Frédéric Beigbeder avait l’air radieux et vers les dernières secondes de l’enregistrement a crié de toutes ses forces : « Ne venez jamais me chercher ! J’ai tout ce qu’il me faut en Colombie ! ».

Pascale Clark
Juteux contrat pour l’ex-animatrice de Canal + qui a accepté la commercialisation, via la société Marc Dorcel production, de son vagin et de son anus moulé en superskin, matière qui imite parfaitement la chair humaine. Le produit portera le nom de « Anus et vagin Magic Bobo » et déjà une précommande, avant même la fabrication des premières séries, a été effectuée par un certain J.M.L.P. qui préfère gardé l’anonymat. Une version « lèvres suceuses vibrantes » serait aussi à l’étude.


Les citations de la semaine :

Épouser la fille d’un milliardaire, oui ! Mais qu’elle soit juive est pour moi une condition Siné qua non !
Jean Sarkozy

Jésus Christ m’a accueilli dans sa demeure. Pour le remercier, j’ai récuré ses chiottes.
Ingrid Bétancourt

Tous les antisémites sont des chiens ! Et vice versa.
Philippe Val

À bonne chatte, bon rat !
Carla Bruni

Si Sarkozy repasse en 2012, je me casse de la Suisse !
Yannick Noah

Je ne comprends pas pourquoi l’armée russe s’en prend à une petite fille nommée Georgie ?
Steevy Boulay

Je porte à merveille mon prénom !
Dick Cheney

Si Kouchner continuer à casser burnes, Vladimir envoyer gros bras SVR pour arracher coucouilles à Kouchner, puis chef cuisinier Kremlin préparer bouboules marinées dans vodka pour chien à Vladimir !
Vladimir Poutine

Les Irlandais ? Un peuple de racailles à karchériser !
Nicolas Sarkozy

Les jeux olympiques ? J’en chie des noix !
Robert Ménard

Je comprends la souffrance des Français ! Saviez-vous qu’à une époque j’ai été noire, lesbienne et handicapée ?
Ségolène Royal

Je me casse ! Vous êtes trop con !
Isaac Hayes

samedi 2 août 2008

Sociologie de terrain — La sexualité féminine : la femelle gauchiste et moderne Vs une femme normale

Le CGB mène parfois sur le terrain des enquêtes sociologiques pour le plus grand ravissement de ses lecteurs (si, si, vous l’êtes).
Aujourd’hui, nous nous attaquerons à la sexualité féminine à travers deux cas typiques, à savoir : la femelle gauchiste et moderne Vs une femme normale. À la demande de l’illustre Gabriel Fouquet, votre serviteur (cheeessse) conduira cette expérience avec une stupéfiante rigueur professionnelle et une déontologie sans faille.

La femme normale.
On sonne à ma porte… j’ouvre et une réaction de stupeur me cloue sur place. Une beauté fatale aux yeux de biche et de braise se dresse en face de moi. Sa longue chevelure brune dégringole le long d’un manteau de fourrure en lynx canadien et un minuscule grain de beauté au-dessus de ses lèvres pulpeuses magnifie son délicieux visage de porcelaine. Un joli minois à croquer. Sa prestance royale ajoute de l’éclat à cette divine apparition. Elle m’électrise en une fraction de seconde. Je suis ébloui. La déesse Aphrodite en personne.
— Paracelse ?
Une voix suave enjolivée par un accent italien… Bingo !
— À vos ordres !
— C’est Mr Fouquet qui m’envoie.
— Et il a bien raison.
Elle me gratifie d’un sourire malicieux et jette un rapide coup d’œil à mon endroit.
— C’est encore mieux que je pensais, me dit-elle.
— Normal, je suis du CGB… d’ailleurs, je vous retourne le compliment… mais entrez, faites comme chez vous.
— Mais j’y compte bien.
Elle pousse lentement la porte d’un gracieux mouvement de main et m’effleure d’une exquise délicatesse en gardant son regard brulant fixé dans le mien. Elle dégage un charme à suspendre la lame d’un bourreau. Elle me saisit par le col de ma chemise et m’entraine à sa suite avec désinvolture. Une complicité lascive s’installe aussitôt.

La femelle gauchiste et moderne.
On sonne à ma porte… j’ouvre et une réaction de rejet me prend aux tripes en découvrant le sosie officieux de Josiane Balasko à l’époque des bronzés. Sa solide charpente de boucher me glace le sang et un gros poireau purulent, surmonté de trois poils hirsutes, trône au milieu de sa joue gauche. Sa chevelure grasse en forme de choucroute s’arrête net comme un couperet sur le col de son tee-shirt rouge. Un slogan débile d’une sentence sans équivoque est imprimé dessus : « Le sida et les fachos ne passeront pas par moi ». Sa poitrine est plate comme une plaque de marbre. Aucune chance que je bande. Je risque même une hypothermie naturelle du pénis.
— Paracelse ?
Une voix rauque vérolée par un accent portugais… Beuark !
— Euh…
— C’est Mr Fouquet qui m’envoie.
— Connais pas !
Au moment où je m’apprête à lui claquer la porte au nez, sans au préalable avoir raclé un glaviot dans le fond de la gorge et lancé la mise à feu, je me ravise dès l’instant où des souvenirs douloureux me rappellent de quoi est capable Gaby lorsque sa colère fulmine.
Engagez-vous qu’il disait ! Je t’en foutrai de l’étude sociologique, moi !
— C’était juste une petite blague… mais entrez donc, lui dis-je en prenant bien soin d’effectuer un pas conséquent sur le côté.
Elle pénètre dans mon appartement comme une Harley dans une église. Son scanner visuel rotatif parcourt le volume de mon salon, puis elle me lâche un gros :
— Mouais… ça sent le fauve !
J’ai déjà envie de lui fracasser le crâne avec une tractopelle !

La femme normale.
Son manteau glisse avec lenteur le long de ses jambes graciles et satinées et révèle un ensemble « Body romance » noir, ce design spécifique qui fait la renommée de la marque Jolidon. La grande classe ! L’apothéose du raffinement féminin. Elle s’assoie sur le sofa et me fait signe de la rejoindre d’un mouvement de l’index. Je prends mon temps. Les meilleures liqueurs se dégustent à petites lampées.
Je m’accroupis à ses pieds et pose une main vers le bas de sa cuisse. De légers spasmes, ainsi qu’un soupir de contentement, acceptent ma pressante invitation. Mes doigts gambadent par de frêles tâtonnements en direction de son sanctuaire dédié à la déesse de l’extase. Elle m’arrête à temps, puis me saisit la main. Elle glisse mon index dans sa bouche gourmande et le suce avec délicatesse en plissant ses splendides émeraudes rutilantes de vices. Mon Dieu, que c’est bon ! Mon obélisque se dresse dans toute son éloquence et son pyramidion rayonne de mille feux incandescents. Je ne tiens plus.
Je me jette sur elle tel un lion affamé sur une gazelle. Nos sens affutés s’embrasent avec une ardeur dévorante et nos mains s’aventurent sans retenue à la conquête de nos corps insatiables. Le velouté de sa peau se révèle doux comme la plus précieuse des étoffes. Mes assauts répétés sur ses seins fermes et plantureux engendrent des râles de plaisirs. Nos langues avides s’entremêlent, puis entament une valse endiablée pendant d’interminables minutes.
Soudain, elle me repousse d’un geste brusque. Je reste interdit et lui signifie mon incompréhension d’une moue d’apitoiement. En retour, elle me sourit. Déjà pardonné ! C’est mon côté chrétien.
Elle se lève et se dirige vers le bar. Son splendide fessier, dont son string en dentelle rehausse la valeur, se dandine avec justesse par la majesté de sa grâce divine. Somptueuse démarche… les reins cambrés au bon endroit comme le dit si bien Bernard Lavilliers. Elle ouvre la bouteille de bourbon « Four Roses » et en verse la moitié d’un verre. Elle me demande de me lever, puis me tend le breuvage dans une pose typiquement féminine. Je le saisis et la remercie de cette délicate attention. Elle se colle à moins de dix centimètres de mon visage et tout en débouclant ma ceinture, elle me proclame :
— Avec toi, je serai très chienne.
Elle s’agenouille, cueille le fruit sauvage et le goute avec l’appétit d’un fin gourmet. La délectation que me procure le bourbon se conjugue à l’onctuosité de sa bouche experte.
Gaby, je te suivrai sur des charbons ardents jusqu'à ce que mort s'ensuive !

La femelle gauchiste et moderne.
La grosse mocheté, qui, comparée à elle, ferait passer une guenon pour Raquel Wech, se sent plus pisser en trifouillant dans mon bar. Elle va en avoir besoin qu’elle me soutient. Un compliment qui fait toujours plaisir à entendre. Et moi, trois bouteilles de bourbon dans le sang suffirez à peine pour supporter cette torture. Elle se sert une Tequila et m’explique que ça lui rappelle l’exotisme de la révolution mexicaine.
— Pourquoi, tu l’as faite ?
Elle élude la question en soulignant l’aspect vieillot de mon appartement. D’après l’Elephant Man, il manquerait une touche de modernité, et tout et tout, et que je devrai m’inspirer de l’émission D&CO avec cette géniale Valérie Damidot.
Un carrousel d’image défile en périphérie de mon cortex orbitofrontal en attente d’une décision irrévocable. Ces images vives et explicites me recommandent un panel de sévices infâmes sans commune mesure, dont : le ragondin dans le cul ; la livrer au Boulogne Boys ; lui attribuer des propos antisémites et la dénoncer à Alexandre Adler ; la forcer à se farcir une dizaine de SDF crasseux ou l’obliger à assister à la fête des BBR en tant qu’invitée d’honneur. Je réfrène ces propositions séduisantes en pensant à ce sadique de Gaby.
Souvent, le vice des boudins de pédigrée, lorsqu’elles en sont conscientes, est de poser l’ultime question tant redoutée par les hommes. Ce qu’elle fit.
— Comment tu me trouves ?
— Euh… en tant que femme ?
— Hein ? Ben, oui quoi d’autre !
— T’as l’air sympa, mentis-je effrontément.
— Quoi ! C’est tout ? Je suis quand même pas mal !
C’est ça… et Grand Corps Malade fume le cent mètres haies en treize secondes !
— Ouais, voilà… comme tu dis… euh… enfin, comme ça.
— C’est-à-dire ?
— Ben, le truc, là… que t’as dit… comme quoi, t’es… machin chose, là… Bon, ce n’est pas tout ça, mais je n’ai pas toute la journée devant moi. Alors, on s’active un peu et on arrête les salamalecs !
Elle s’exécute, un peu renfrognée, en enlevant son tee-shirt à la con.
Avez-vous déjà eu la chance inouïe qu’une femme adipeuse à la beauté détritique se désape sous vos yeux hébétés, dévoilant ainsi un majestueux pubis qui grimpe jusqu’au nombril ? Non ? Ben, moi, c’est fait ! Et je vous jure que c’est le genre d’anecdotes que j’omettrai de narrer à mes petits-enfants au coin du feu.
— Ah, oui, j’oubliais… Mr Fouquet m’a demandé de te donner cette pilule de viagra… d’après lui, tu en auras besoin… euh… tu es impuissant ?
Je la regarde, interloqué, et j’esquive la réponse. Ce n’est pas que je risque d’être désagréable, mais plutôt banalement sanguinaire. Je saisis le comprimé d’un geste vif et file vers la cuisine. Je l’avale à l’aide d’un grand verre d’eau. De retour dans le salon, une vision de cauchemar m’assaille et me produit l’effet d’un couteau glissé sous la gorge. La vilaine gît là sur mon sofa, telle une baleine échouée. Je ne vais quand même pas me taper ce truc ! C’est une blague… où se muche la caméra cachée ?
— Alors, tu viens ?
— Ouais, une minute.
— Tu sais, je suis assez pressé. En fait, je n’ai pas fait l’amour depuis longtemps.
Sans blague !
— Je suis même un peu en manque. T’es un petit chanceux, toi !
Tu m’étonnes !
Le viagra commence malheureusement à opérer son effet stimulant. Les troupes sont sous les ordres et exigent d’en découdre, alors que le général souhaite la reddition. Allez, au boulot, finissons-en au plus vite. Deux, trois coups, c’est remballé, pesé et ça dégage du quartier. J’attrape le plastoc et le fourre.
Je m’approche de la bête à la vitesse d’un escargot sous marijuana. Mon attention se fixe sur sa vaste jungle inhospitalière. Je suis certain qu’existent des formes de vie non répertoriées par la science, là-dedans. À cette image, j’en deviens livide et un haut-le-cœur me fustige. Elle écarte ses cuisses grassouillettes et révèle une moule avariée encerclé d’énormes kystes infectés. Un cas d’école, j’vous dis !
— T’as pas l’air dans ton assiette ? Tu sais, il faut se lâcher dans la life.
C’est à moi qu’elle bavasse cette conne ? Si elle savait ce que j’avais envie de lui lâcher dans la gueule !
Une idée géniale me vient à l’esprit. Je ne la fourre point, je rédige un faux rapport à Gaby et je la zigouille par précaution, à la barbare pour le principe.
— Dépêche-toi, mon frère doit passer me prendre bientôt.
Et merde ! Gaby, en compensation de ce calvaire, je veux trois ans de congés avec solde !

La femme normale.
— C’était bon ?
— Comme du cassoulet !
Son rire cristallin s’infiltre dans mes tympans et enivre mon système de récompense. Je suis un vrai chien de Pavlov entre ses mains.
Fini, la poésie et la tendresse ! Place aux instincts bestiaux ! Je l’attrape d’une poigne de fer par le cou. Elle gémit accompagnée d’un regard de démence. Ça l’excite au plus haut point.
— Maintenant, je vais te cartonner ! T’auras l’impression qu’un tank t’est passé dessus ! lui dis-je abruptement en lui pinçant un téton.
— Ouuuiii… baise-moi comme un australopithèque !
Elle s’accapare ma servile et me tire avec jusqu’à ma chambre. Je l’avoine d’une taloche magistrale. Elle se vautre dans le lit, impatiente, le souffle haletant.
— Je ne te laisserai pas dormir de la nuit, salope ! Tu vas prendre copieux et t’auras droit à du rabe ! lui dis-je en déchirant ma chemise.
— Dépêche-toi, je n’en peux plus.
Enfin désapé, je me tiens fier et arrogant comme un héros de l’antiquité et la pointe du doigt en lui annonçant la sentence divine.
— Femelle, tu as troublé la quiétude du grand Zeus et son courroux vengeur sera impitoyable. Tu seras châtié de son glaive sacré ! Lui dis-je en lui montrant ma rustre bandaison.
Elle arrache sa culotte afin de subir sa juste punition. Elle écarte les cuisses. Je plonge.
Je lui ai tout fait ! La totale ! Le plein à rebord ! Elle a tellement crié qu’elle pouvait redonner l’ouïe à un sourd. Ah… elle a dérouillé sévère, la garce ! Je ne pourrais même plus vous dire le nombre d’orgasmes que l’on a eu, parfois en parfaite synchronisation.
— Tu m’as épuisé. J’ai l’impression d’être anesthésié. On ne m’avez jamais aussi bien tringlé.
— Normal, je suis du CGB !
— Vous êtes tous des phénomènes du plumard au CGB ?
— Non pas tous. À ton avis, pourquoi est-ce à moi qu’on a refilé le bébé ?
— Parce qu’il fallait un cador pour ce travail et qu’on a choisi le meilleur ?
— Exact ! Parfois, j’en souffre, tu sais.
— Ho… mon pauvre bichon, dit-elle en promenant une main sur mon torse velu et puissamment viril, comment puis-je te consoler ?
— Ça t’intéresse de devenir mon esclave sexuelle ?
— Jusqu’à l’épuisement ! me dit-elle en me tétant le lobe d’une oreille et me caressant l’ithyphalle.
— Alors, suce salope !
— Oui, maitre.

La femelle gauchiste et moderne.
Je prends une profonde inspiration et j’y vais cash comme un kamikaze beurré. Je la retourne furieusement sur le ventre pour soustraire à ma vue sa tronche et son mollusque visqueux. Je l’enfile net, sans bavure, en grand professionnel de la levrette. Putain, c’est dégueulasse. Son vagin produit le bruit d’une semelle de tong au bord d’une piscine. Pour chaque coup, j’invente des insultes.
Flop… grosse truie communiste… flop… sale catin en solde… flop… charcutière nymphomane… flop… morue biodégradable.
Au bout d’une minute, je raccroche les gants. Je la claque sur la fesse et lui dit :
— Voilà, ça suffira pour aujourd’hui les conneries !
Au moment où je m’apprête à enlever la capote, une frayeur épouvantable me saisit en découvrant du sang contaminé répandu dessus. Cette vision me tétanise comme givré de l’intérieur.
— En fait, je t’ai menti tout à l’heure. C’est ma première fois. Tu ne m’en veux pas, hein ? J’aimerais qu’on se revoie. D’ailleurs, ce soir je vais à un meeting de la LCR… Besancenot sera là. Tu m’accompagnes ? me dit-elle, le regard émerveillé.
Les mots de trop ! Ma colère entre en éruption. Des torrents de laves submergent chaque parcelle de mon esprit. Je la bourrasque comme un forain, l’attrape par le colback et la vire de mon rade par un coup de latte dans les côtes. Elle s’effondre dans le couloir sans retomber sur ses pattes.
— Salop ! Enculé ! Je n’ai même pas joui !
— Ça m’arrange ! Maintenant, déguerpis ou je te fous une autre tournée.
J’aurais pu en rester là, mais c’était plus fort que moi. Je vais chercher la poubelle de ma cuisine et lui verse le contenu sur le coin de la gueule. Elle a enfin trouvé sa vraie place.
Je claque la porte derrière moi et m’affale contre. Je m’y laisse glisser tout le long, puis je chiale comme un môme, souillé à jamais par le gauchisme et le modernisme.

Conclusion de l’étude et conseil du CGB :
Sautez des femmes normales ou suicidez-vous !