mardi 8 juin 2010

MOI, Gérard Miller, MOI, témoin de mon temps


Vous me connaissez tous, je suppose… je suis Gérard Miller, le célèbre psychanakyste passionné des grands cas névropathiques, à l’humanisme à fleur de peau, peau satinée comme une belle métisse d’un succulent pays exotique. J’ai été contacté dernièrement par un blogueur, un certain Paracelse, un pseudo ringard et vieillot manquant de modernité, mais ce n’est point le sujet. Suite à notre correspondance par mail, correspondance courtoise pour ma part et salement virile pour la sienne, je lui proposais une interview de MOI-même à publier sur le blog collectif, que je ne connais point, le Cultural Gang Bang. Une dénomination excellente, symbole d’une rébellion dissidente capitale dans nos sociétés déshumanisées de droite, faut-il le rappeler. À cette proposition, il m’a répondu : « va te faire désamianter en Inde, blaireau ! ». Ne pensez pas que je lui en veuille, bien au contraire, j’y vois là un esprit subversif indispensable pour mener à bien le combat contre la nazification sournoise de la socioculture réactionnaire omniprésente dans nos médias. Enfin, je l’espère.
À son tour, il m’a fait une proposition que je ne pouvais balayer d’un revers de ma soyeuse main (entretenu depuis vingt ans avec de la crème hydratante Nivéa et j’applique régulièrement des masques de concombre sur mon féerique visage pour raffermir mon teint de jouvencelle. Pour le décrassage de mes organes internes, je bois d’un trait un grand verre d’urine chinoise chaque soir, car c’est très concentré en gingembre et racine de mandragore. Une recette que j’ai découverte à l’époque du grand Mao). Il ne s’agit pas d’intégrer ce blog, et croyez-moi que j’en suis sincèrement affecté, mais de lui fournir un article de renom (MOI) qu’il publiera sous son pseudo. Aimant relever des défis salutaires, j’ai acquiescé et lui ait envoyé une histoire, légèrement romancée, mais dont la retranscription des événements est d’une fidélité rigoureuse et éthique. Attachez vos bonnets phrygiens, mes petits révolutionnaires, car on va décoller vers des hauteurs vertigineuses. Ouais, Gros ! À base de Poï Poï Poï Poï !


L’auguste légende de SUPERABZA


Un conte cauchemardesque, mais qui finit humainement bien de Gérard Miller


Sous le règne obscurantiste et impitoyable de l’illégitime empereur républicain Nicolas Sarkozy Ier, despote du clan familial Sarközy de Nagy-Bocsa, issu d’une lignée de la petite noblesse hongroise, côté paternel, et d’une famille de Juifs sépharades, côté maternel, il ne fait pas bon vivre en France. Malgré sa filiation d’obédience judaïque, qui aurait dû, dans un monde sain et normal, le conduire vers les plus hautes et éblouissantes cimes de l’humanité, notre despote sanguinaire a institué une politique régressive anti-immigratoire et réactionnaire dont les dégâts sur les populations sainement communautarisées des franco-immigrés, nos seules espérances qui vaillent le coup d’être défendu de nos jours, s’avèrent dramatiques, barbares et SHOAHISANTES !
Toute la France est occupée. Toute ? Non ! Car un département de gauche résiste victorieusement à l’envahisseur romanisé (ne pas confondre avec « romanichel »). Un département, peuplé d’irréductibles minorités nuisibles… euh, visibles, encerclées de casernes retranchées sarkozienne (baptisées : Berlin, Téhéran, Bagdad, Pyongyang, Caracas, Belgrade et Oradour-sur-Glane), lutte de toutes ses forces contre les hordes infernales de l’empire républicain. Tous les efforts pour vaincre les Séquano-Dionysiens ont été inutiles et Sarkozy, épaulé de ses suppôts démoniaques, Éric Besson et Brice Hortefeux, s’interroge. Ce département, et vous l’avez surement deviné, par une piste savamment distillée dans la narration de ma fable, est la Seine-Saint-Denis, le neuf trois, le Seine-Saint-Denis Style (attention : ça se prononce « staï-lleu » et non pas « stile ») comme l’ont brillamment explicité les membres du groupe de rap hardcore et résistant français « JETSDM » (J’encule ta salope de mère ! ; remarquez, comme pour le cas du Cultural Gag Lang, la puissance du symbolisme, reflétant l’esprit humaniste, idéaliste, l’intelligence et la finesse de ces nouveaux maquisards, victimes de la mode, telle est son nom de code… euh, d’une société rétrograde et rancie).
Un homme d’une valeur exceptionnelle, mais nous le verrons plus tard, se dresse contre les infamies des forces de sécurité SS (Souchien & Ségrégation), ouvertement racistes et génocidaires, formés par une discipline militaire drastique, aux ordres injustes et immuables de l’autorité déplorable du fasciste, tueur d’enfants, anti-écologiste, bling-bling, dingue-dingue et homophobe Nicolas Sarkozy (qui fraude le fisc, grâce aux paradis fiscaux et à ses réseaux sataniques de la francafrique. J’ai ouïe dire qu’il avait une filiation indirecte avec Caligula, l’empereur tyrannique et mégalomane qui se prenait pour Jupiter… m’étonne pas !).

Saint-Denis, cité paradisiaque et diadème de l’idéal multiculturel. Dans cette majestueuse enclave, béni de la bienveillance d’Allah, les habitants vivent dans un amour transcendant de leurs prochains. L’ensemble des cultures et ethnies y est brassé à l’image de la cosmogonie universelle. La population est unie, tel le firmament d’une pureté inégalée. Personne ne fait attention à la couleur de la peau, comme dans le village insouciant des Schtroumpfs, tout en étant à la fois, le village dans les nuages. Saint-Denis, c’est un peu comme dans la famille « Arnold & Willy ». L’art de vivre des Dionysiens est un bouquet de fleurs somptueux, composés de sollicitude, d’harmonie, d’écologie, de sociétalisme, d’altruisme, de plénitude d’esprit, d’amour des choses savantes et d’études consciencieuses, de serviabilité et de commerce équitable labellisé Max Havelaar. La baguette réactionnaire, le croissant néopétainiste et le camembert néopoujadiste ont été éradiqués des boulangeries et épiceries qui désormais proposent, sur leurs étalages purifiés, des sandwiches grecs libéralisateurs, symbole d’ouverture d’esprit au monde. Les arbres fleuris et le gazon verdoyant, impeccablement tondu, vivent dans une paix délicieuse. Les infâmes pigeons, vautours de souche, qui chiaient à tout va, représentatifs des excréments idéologiques de Droite, ont été remplacés par de magnifiques blanches colombes directement importées d’Israël, la terre élue de Dieu, représentatives des rubis idéologiques de Gauche. Ces blanches colombes ne ressentent aucune appréhension envers les Dionysiens attentionnés et aiment à se nicher sur leurs délicates épaules. Saint-Denis est la véritable cité de Dieu, à en faire larmoyer saint Augustin. Saint-Denis est un joyau écarlate, serti de mille feux sublime. Saint-Denis est la Jérusalem Céleste, cadre idyllique divin qui se manifeste dans sa plus pure perfection. Mais…
Régulièrement, des sections d’assauts, pliés à la volonté criminelle du Shogun Brice Hortefeux, seigneur de guerre sarkoziste, déploient leurs forces pour y semer leurs cortèges de morts et de désolations. Je n’ose à peine vous détailler toutes les exactions de leurs folies animales, mais je vais quand même m’y atteler pour mieux que vous ressentiez le caractère absolutiste et ultradroitard de ces horreurs. Meurtres arbitraires, viols collectifs à la queuleuleu, arrachages d’ongles si mal coupés, épurations ethniques et botaniques, et des actes barbares que j’ose à peine imaginer… euh, qu’on ose à peine imaginer comme de placer le bout d’un lance-flamme directement dans la bouche d’un innocent, souvent métissé, d’à peine cinq ans et sans-papier (donc de gauche comme par hasard), sous le regard horrifié de sa mère et des blanches colombes, qui déjà ne percevait plus les allocations familiales à cause du régime en vigueur (aussi bien la mère que les blanches colombes juives !).
Mais jugez de vous-même, ce dont, MOI, Gérard Miller, fut le témoin oculaire, rapportant au péril de ma vie, tel BHL au Kosovo, ce que les médias officiels vous dissimulent.

Un M3 Panhard, véhicule militaire terrestre de transport de troupes, avec sur son flanc droit, un graphe au pochoir du visage d’Éric Zemmour, déboula avec furie sur le parvis de la basilique de Saint-Denis, dernière demeure des ces Nosferatu de Roi de France, lis de l’humanité, bourreaux du peuple, qui cependant le méritait un peu, car un peuple qui s’obstinait dans le refus de se métisser selon nos convenances actuelles.
Une dizaine de fantassins, équipés de différentes armes d’assaut, prirent pied sur la surface marbrée, puis se placèrent en formation sous les ordres de leur supérieur hiérarchique, cette ordure de colonel, le dénommé Marcel Ticq.
À la vue de cette démonstration de force, les Dionysiens prirent peur et se sauvèrent dans l’hystérie la plus totale.
— Ah, ah, ah… à l’instar d’un Fabius, je vois que l’on a des choses pas très catholiques à se reprocher ! dit le colonel. Soldats, écrasez-moi ces racailles gauchistes ! Je ne veux aucun survivant ! Les juges et les lois, ça m’fait pas peur, c’est mon fils ma bataille, fallait pas qu’elle s’en aille ! FEU !
Un Armageddon de balles traçantes faucha plusieurs badauds sur leurs passages, sous les regards jouisseurs et torves de leurs commanditaires. Le canon automatique 20 mn du M3 Panhard se mêla de toute sa haineuse férocité aux exactions sadiques des « brigados della muerte » Sarkozienne. Les corps des martyrs s’entassaient comme des monticules de choucroute que les enfants façonnent dans l’espoir de retarder le moment de leur amère ingurgitation. Le sang des innocents se répandait comme une diarrhée frénétique avant d’avoir pu atteindre la cuvette des toilettes d’un voisin lors du réveillon du 31 décembre. Les cris de douleurs et les pleurs de terreurs cacophonisaient comme un enfant ayant subi l’ultime injustice de ne pouvoir aller voir « Ratatouille » au cinéma à cause de l’incompréhensible refus paternel. Un de ces jours les plus sombres de notre histoire qui n’étaient pas sans rappeler l’abjecte persécution des protestants… euh, que subissait le mignon Titi, jouet des caprices carnassiers du matou « gros minet », ou du réalisateur JUIF Roman Polanski, cible injuste de l’inquisition médiatique. QUE DE FOLLES INJUSTICES DANS CE BAS MONDE !
Las de jouer à la Saint-Barthélémy, notre division Charlemagne laissa souffler leurs armes et contempla comme une révélation l’horreur commise au nom de SARKOOOZZZY !

Un homme, armé d’un enregistreur numérique, s’approcha de la troupe d’élite.
— Halte, citoyen ! À genoux, les mains derrière la tête ! À présent claquez du bec, en secouant vos plumes avec, avec beaucoup d’entrain, et des coin-coins ! dit le colonel.
L’homme obéit à l’ordre du gradé.
— Fouillez-le, soldat Labite !
Labite s’intronisa dans les profondeurs de l’homme et en retira un larfeuille épais.
— Tenez, mon colonel.
— Hum, voyons voir… Desouche ? Vous êtes François Desouche ?!
— Oui, colonel !
— Mais relevez-vous, bon sang ! Je suis un de vos plus fermentés admirateurs ! Si j’existe, j’existe, c’est d’être fan, c’est d’être fan ! Soldats, applaudissez comme il se doit le citoyen François Desouche !
Clap, clap, clap… bravo… clap, clap, clap… vous êtes un génie… clap, clap, clap… un esprit vif et intelligent au service d’une cause noble et juste… clap, clap, clap… ma fille vous adore… clap, clap, clap… ma femme crie votre nom au lit… clap, clap, clap… mon caniche nain s’appelle François… clap, clap, clap.
— Que nous vaut l’honneur de votre présence ? dit le colonel.
— Je suis venu dans l’espoir que vous m’accordiez une courte interview que je publierai sur mon blog.
— Mais volontiers, citoyen Desouche ! Danse avec moi, si tu crois que ta vie est là, ce n’est pas un problème pour moi, François, je te veux, si tu veux de moi ! Je vous écoute !
François Desouche, bien qu’il ne l’a jamais prouvé à personne, s’apprêtait à poser sa première question, lorsque…
Une douce et angélique petite enfant, née sous un autre soleil, accompagnée de son chihuahua, avait survécu à cette folie meurtrière et à ce carnage Maotesque… euh, Berlusconiste. OOOHHH, sordide maladresse des innocents tourmentés, elle avait eu le tort de se faire remarquer par un des soldats du colonel Marcel Ticq.
— Colonel, là-bas, une salope d’enfant noire et son clébard nous narguent et mettent en péril la sécurité publique et la légitimité de l’empire républicain !
— À vos armes, soldats ! Incarnons encore une fois le mal absolu et soyons racistes jusqu’au tréfonds de l’âme, mes pioupious ! Aimons-nous vivants, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent ! FEU !
Un orchestre de salves joua sa sonate sanglante. Je les ai vus ses sales balles. Elles filaient avec résolution vers ce petit chérubin. Dans mon indicible désarroi, le temps paraissait ralentir. Les balles n’étaient plus qu’à quelques mètres de leur impact, à quatre mètres… à trois mètres… deux mètres… et… un miracle se produisit. Là, il était là, fier et aristocratique comme un chameau. Je l’ai vu, je l’ai véritablement vu… c’est… à son évocation, mon rythme cardiaque s’emballe, ma voix se noue et mes pensées se troublent… c’est… c’est… c’est qui ?... c’est le superhéros SUPERABZA !
SUPERABZA, dit Musul-Man, était apparu juste avant que les balles puissent accomplir leurs funestes taches envers le petit chien (pour la petite fille, c’était trop tard). Il les bloqua toutes en bombant le torse, puis émit un léger sourire narquois, qui en disait long… sur quoi ? Je ne l’ai jamais su, mais ça devait être sacrément transcendant !
Il était drapé d’une djellaba sombre comme l’ombre de la mort et coiffé de sa capuche sombre comme l’ombre de l’ombre de la mort. Sur le torse, un logo doré entouré d’un cercle avec à l’intérieur une inscription en arabe qui se traduisait par « Toute la puissance du coran au service des enfants d’Allah ». Dans le dos, un couscoussier trafiqué avec des lames affutées tenu en bandoulière et qui servait de shuriken.
Il s’était laissé pousser les « poils du prophète » dans la pure tradition islamique. Son visage buriné exprimait à la fois une dureté et une quiétude témoignant d’une vie intérieure profonde et d’une foi inébranlable, qu’intensifiait un regard cinglant à fouetter les chiens d’infidèles.
Mais qui est SUPERABZA dit Musul-Man ? D’où vient-il ? Que veut-il ? Formidable superhéros des temps nouveaux ?
SUPERABZA naquit du croisement d’une belle Algérienne de seize ans et d’un djinn du djebel (d’un point de vue scientifique, c’est impossible, mais islamiquement parlant, c’est tout à fait plausible). Tôt dans sa jeunesse, SUPERABZA prit conscience de ses superpouvoirs, qui consistait en fait qu’à deux superpouvoirs : un corps d’acier que rien ne transperce et le contrôle mental d’arme de jet, y compris l’urine. Il avait un port altier, un corps puissant que n'importe quelle femme BLANCHE aurait le désir insurmontable de lécher pendant des heures et des heures… et des heures… et des heures… et des siècles. Sans le vouloir et d’un naturel désarmant, il pouvait transformer n’importe quelle femme en esclave sexuelle et ménagère soumise, acceptant dans la plus saine des dignités féminines, la sainte polygamie qui lui est due. Dès lors, rien d’étonnant qu’il enrage ces sales porcs de souchiens, eux, qui ne peuvent que lever des Germaine et des Gertrude, pouah !, ou des beautés seulement s’ils sont riches, et encore, jamais ils ne connaitront les extases sexuelles que des femmes, pour qui vous êtes DIEU, ont à offrir (d’ailleurs, voilà le vrai fond du problème raciste en France : la jalousie sexuelle ! Ce n’est pas qu’ils enlèvent le pain de la bouche des Français dont ils ont peur, mais qu’ils enlèvent le vagin de la bouche des Français ! Et ils n’ont pas tout à fait tort ! MOI ça va, je n’ai pas peur… je suce des bites ! Et de ce côté-là, le coran est très clair : interdiction de bouffer du porc ! Donc je n’ai aucune raison d’être raciste). Mais revenons-en à notre Dieu et nos racistes.
— Qui es-tu, bicot, pour t’interférer face à la volonté de l’impérialisme républicain et de ses sveltes représentants ?!
Le colonel ne reçut pour réponse qu’un sourire dédaigneux mérité.
— M’en vais t’apprendre la courtoisie française, moi ! Soldats, montrez à ce vil malappris bougnoulisé, ce qu’il en coute de défier l’empire, sa Sainte Trinité et sa culture du beaujolais nouveau ! Des petits trous, des petits trous et encore des petits trous ! FEU ! dit le colonel.
SUPERABZA stoppa de son dôme thoracique, et sans fournir le moindre effort, la pluie de projectiles. Il avait l’air de s’ennuyer.
— Putain ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! Ce mec est too much, ce mec est trop ! dit le colonel.
À la vitesse d’un godet d’alcool de poire descendu par ce poivrot de soldat Labite, SUPERABZA décrocha le couscoussier de son dos et le jeta en l’air d’un geste vif et net. L'ustensile culinaire s’immobilisa à deux mètres de lui, suspendu comme par magie, au grand étonnement de la troupe.
SUPERABZA inspira une grande bouffée d’air, puis l’expira d’un coup comme une technique secrète de Chi-Kung. Le couscoussier tournoya sur lui-même de plus en plus vite les secondes passants, puis SUPERABZA éructa son légendaire cri de guerre : « GAAARRRBBBIIITTT POWER ! ». Le couscoussier fila vers les soldats à la vitesse d’un dromadaire au galop qui s’était fait latter les couilles pour adultère par les autorités islamiques nigériennes.
Le premier à s’être fait charcuter est le soldat Labite. Alors lui, il portait bien son nom ! Il s’est fait avoir comme un gland. Le couscoussier les a massacrés les uns après les autres. De la boucherie industrielle hallal, qu’il en a fait mon adorable SUPERABZA ! Ça giclait de toute part, tel un pack de canettes d’Orangina sanguine qui avait été secoué pendant une heure. Un spectacle réjouissant et révolutionnaire comme on voudrait en voir plus souvent. SUPERABZA avait épargné le colonel, mais pour mieux que celui-ci déguste la terreur de l’inéluctable.
Le couscoussier s’arrêta, en continuant de tournoyer, à cinq centimètres du goulot de Marcel Ticq, qui par le plus miraculeux des hasards, n’en avait plus rien à branler de l’empire républicain, préférant l’empire céleste d’Allah si celui-ci avait l’aimable intention de se manifester dans les plus brefs délais. Le couscoussier recula d’un mètre, puis fusa sur sa proie. Il sectionna la main gauche du colonel Marcel Ticq.
— C’est intelligent, ça ! Bravo, j’applaudis ! Donne-moi ta main et prends la mienne, mais oui mais oui l’école est finie !
Le couscoussier fit de même à sa consoeur. L’hémoglobine gerbait comme un geyser de sang impur.
— Ah ça, c’est malin ! Comment, j’me torche moi maintenant ? Avec les pieds ?! Putain, les ratons, vous avez vraiment que des idées de mongoliens ! Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con !
Le couscoussier trancha le pied droit au niveau du mollet.
— Putain, mes Rangers dédicacés par le général Bigeard ! Enculé !
Le couscoussier découpa la jambe gauche en dessous du genou.
— Tu me prends pour passe-partout ?
Puis le couscoussier zébra pendant de longues minutes le torse du colonel qui braillait d’intenses douleurs, pendant que je me braquemartais, l’œil avide de cette divertissante exécution.
SUPERABZA s’approcha d’un pas tranquille vers le colonel qui ressemblait à un arroseur automatique de sang pour les jardins de l’enfer et s’arrêta à un mètre de lui. D’un claquement de doigt, le couscoussier vint se replacer dans son dos.
— AAAHHH… Allô maman… bobo, maman comment… tu m’as fait… j’suis pas beau… t’en fais, pas… mon p’tit loup… c’est la vie, ne pleure… pas… oublie-les, les p’tits cons… qui t‘ont fait ça… écoute les orgues… elles jouent pour toi… il est terrible… cet air-là… AAAHHH… j’espère que tu aimes… c’est assez beau non… c’est le requiem pour un con… je m’présente… je m’appelle Henri… j’voudrais bien… réussir ma vie… être aimé… AAAHHH… être beau… gagner de l’argent… puis surtout être… intelligent… mais pour tout ça… il faudrait que j’bosse… à plein temps…
SUPERABZA, que la chanson française insupportait, donna le coup de grâce à l’ignominieux colonel Marcel Ticq en le décapitant à l’aide de son Khanjar. La tête roula quelques centimètres.
— Et j’vis comme… une boule de flipper… qui roule…
SUPERABZA, pour être certain que le mal ténébreux intrinsèque et génétique du raciste Marcel Ticq ne puisse plus ôter la vie des âmes pures des Dionysiens, écrasa de dix grands coups la tête de ce fils de pute !

Voilà, c’était l’auguste légende de SUPERABZA, une histoire véridique, sous le contrôle de mon beau-frère huissier de justice et comme je vous l’avais promis en sous-titre, ça finit humainement bien ! Les méchants sont morts et les gentils roucoulent sous de splendides oliviers du Maghreb.


FIN du racisme


Gérard Miller, psychanakyste reconnu et irréfutable, fakir-psychonaute, professeur de diabolisation et victimisation, magnétiseur, chroniqueur de télévision et radio, magie persane, professeur de propagande des causes futiles et secondaires, yoga du genou, professeur de maitrise de l’éjaculation précoce, magie d’amour sénégalaise (retour de l’être aimé ou violé), conseiller en trafic d’influence, saignée moyenâgeuse, coach en séduction, nécromancien, chef de cellule d’un réseau trotskorotschildien, écrivain en germination, méditation transcendantale, divination (spécialité : entrailles de ragondin), cours de torture sur réactionnaire, cours de révolution festive, prestidigitation avec des pigeons, cours d’indignations citoyenne, désenvoutement des tortues d’aquarium et humaniste tolérant, humble, diplômé et assermenté à 450 € de l’heure, payable en début de séance (carte bleu visa ou mastercard, chèque, chèque-vacances, ticket resto, virement bancaire suisse, ticket resto-U, ticket promotionnel de Carrefour et livre rouge de Mao acceptées ; N’accepte que des clients humanistes de gauche, prévoir preuve à l’appui).

P.S : ce texte a reçu l’agrément de mon réseau trotskyste.

P.S II : quiconque réfute l’authenticité de cette histoire est un antisémite notoire.

P.S III : Je viens de lire pour la première fois le CGB. Je n’ai qu’une chose à dire : PUTAIN, QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE BLOG DE MERDE ! BANDE DE FACHOS ! JE VOUS SOMME D’ENLEVER MON BILLET DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS SOUS PEINE DE VENDETTA JUDICIAIRE !

samedi 5 juin 2010

3D TV : préparez-vous à en prendre plein la gueule !


Ce midi au lieu de boustifailler au boulot, je suis allé me Pinaulter à la FNAC, mon temps de cerveau étant disponible. Alors que je n’avais pour but que de compléter ma collection de Molière, de San-Antonio et de Cioran, ce que je fis tout de même, j’ai été flâner du côté des écrans plats pour me renseigner en vue de remplacer mon tube cathodique préhistorique, même pas 16/9 et 100 hertz ou méga, chais pu, d’une marque improbable, certainement montée par des esclaves asiatiques mineurs, que connait peut-être Frédéric Mitterand, dans une usine clandestine de Taiwan (il paraitrait que certaines font à la fois usines de montage et bordel pédophile pour bourgeois occidental en manque d’affections).
Prévoyant la fin de l’ultimatum de la télévision numérique terrestre sur la réception par voie hertzienne d’ici un ou deux ans, je ne sais plus, j’étais en train de mater tous ces écrans, ne comprenant rien au jargon de ces sales bêtes, jusqu’à tomber sur ce qu’il parait être la nouvelle révolution (et pourquoi pas : insurrection ?) en la matière : la télévision 3D. C’est le même principe qu’avec le film « L’étrange créature du lac noir » des années 80, diffusé par Eddy Mitchell et sa « dernière Séance » avec des lunettes en carton achetées chez les marchands de journaux. Sauf que cette fois-ci, c’est de loin bien plus convaincant. J’ai visionné en relief un film d’animation de type Pixar. Lequel ? Pfff ??? L’image combiné aux lunettes génére un effet de profondeur saisissant. Les personnages d’animation proches de la caméra subjective sortaient carrément du téléviseur, genre la moitié du personnage. C’est là qu’un disciple de la secte des écrans plats, le genre je m’y connais autant que la Mairie de Paris en pot de vin immobilier pour obtention de permis de construire, m’a inculqué en dix minutes ce que je n’aurais jamais appris seul sur le sujet de toute ma vie… puisqu’à la base, je m’en branle.



Déjà, il m’a mis au parfum que quelques matchs de la coupe du monde seront diffusés sur ce mode (dédoublement décalé de l’image) et qu’à long terme toutes les productions audiovisuelles, aussi bien DVD Blue-ray et émissions de télévision, pourront être visionné en relief. Ensuite quand les bébêtes passeront en 400 ou 600 Hz ou mégahertz, chais pu, alors que là c’était du 200, l’effet relief va s’accentuer parait-il. Et tout ça, clamé avec une expression lyrique digne d’un Luchini nous parlant de Nietzsche, mais adaptée aux écrans plats, par mon nouvel ami, un genre de scientologue de la technologie numérique, qui pensait me faire partager son amour irraisonné du pixel en relief.
Lorsque je lui ai fait comprendre que ça suffisait comme ça, que je n’avais pas besoin d’en savoir plus, et que je lui demandai, poliment et gentiment, en l’appelant monsieur, et tout et tout, s’il pouvait m’indiquer où se trouve les rayons littératures, il m’a scruté d’un drôle d’air, prononcé dans la condescendance, et m’a envoyé à l’autre bout de ce fanum dédié au dieu « consommation » sur un ton proche de… pfff… la littérature… pfff… par là-bas, connard ! Peut-être que ce guignol n’est point perdu, que son âme sera un jour sauvée. Certainement, le jour où la littérature passera en 3D, qui sait ?
Cet après-midi, je me suis amusé à extrapoler la télévision dans dix, vingt ou trente ans, pendant que mes collègues redoublaient d’efforts pour abattre leurs taches professionnelles, ainsi qu’une partie des miennes, étant trop dissipé mentalement pour m’occuper du réel.
Imaginer une Laurence Ferrari en 3D dans votre salon vous annonçant les sempiternelles mauvaises nouvelles avec le sourire. Ou alors des émissions racoleuses saturées de bimbos où seuls leurs gros nichons, avec possibilités de réglages selon les gouts, trôneront dans votre salon. Imaginer un documentaire d’Arte sur la Shoah ou sur Gaza avec des cadavres en reliefs flottant dans votre salon. Un futur Zemmour ou Naulleau en train de descendre un invité avec l’impression que c’est vous qu’il engueule.
Imaginons maintenant avec l’arrivée des puces électroniques quantiques, des microprocesseurs capables de calculer en deux minutes ce qu’aujourd’hui plusieurs Deep Blue chais pu combien d’IBM en réseaux calculent en un million d’années. Du quantique capable de calculer des images de synthèses bluffantes de réalités. Rajouter à ça des combinaisons équipées d’électrodes capables de déclencher des sensations physiologiques et grandement aidées par l’effet subjectif d’une réalité virtuelle à s’y méprendre. Imaginer des films pornos en images de synthèses et en mode « virtual sex » où une future Sasha Grey vous fera littéralement éjaculer (les combinaisons seront équipées de réservoirs à foutre. Ne vous inquiétez pas). Imaginer des films comme Matrix où un agent Smith passe en mode Kung-fu et vous décoche un mawashi-geri retourné dans la gueule ou un film comme la Haine où Vincent Cassel vous braque un python entre les yeux. Imaginer un SAW 47 torturant de pauvres blaireaux, car ils l’ont bien mérité, dans votre séjour ou alors dans votre pieu avant de vous coucher … imaginer les crises cardiaques.
Ma vision prophétique : une dictature technologique où la réalité virtuelle est capable d’un réalisme si époustouflant qu’elle deviendra la seule et unique socio-culture de l’être humain, achevant d’aliéner son esprit définitivement et durablement. Alléluia !